Son heure n’était pas encore venue
Saint Jean mentionne plusieurs fois « l’heure de Jésus », soit
parce qu’elle n’est pas encore venue (14, 30), soit parce que Jésus lui-même
affirme qu’elle est venue. Il ne s’agit évidemment pas de l’heure indiquant un
moment précis, mais de nous dire pourquoi « le Verbe s’est fait
chaire ». Il est venu parmi nous pour témoigner du Père, pour donner sa
vie pour nous et ainsi nous sauver.
« L’heure de Jésus, c’est, de manière indissociable, celle de sa mort et de sa
résurrection. Comme son élévation commence par la croix avant de s’achever dans
la gloire. Comme le processus de germination exige que le grain de blé meure
d’abord pour pouvoir ensuite porter beaucoup de fruit. L’heure de Jésus, c’est
donc, en définitive, ce que nous avons l’habitude de désigner comme le mystère
pascal, avec les deux facettes inséparables d’ombre et de lumière. » (Michel Gourgues, o.p.)
Jésus nous demande , demande à l’Église de poursuivre notre route, comme
Lui, en passant à travers les difficultés pour rendre témoignage. « L’Église, en son
mystère, est invitée à rejoindre les pécheurs, à ne craindre ni incompréhension
ni rejet. Dans son union intense au Christ, sous le Souffle de l’Esprit, Elle a
pour vocation de poursuivre son Œuvre rédemptrice. C’est du Christ qu’Elle naît
et non des hommes. À travers chaque baptisé, comme et par lui, Elle est envoyée
conduire l’humanité au Père de toutes miséricordes. Que l’Esprit-Saint nous
révèle ce poids de gloire qu’a notre vie en Christ. » (médiation du jour
par une Sœur Apostolique de Saint Jean)
« Moi qui ai la chance de te connaître, et de savoir que tu m'aimes,
Seigneur, aide-moi à te laisser transparaître par ma joie. Merci, Seigneur
! (La prière de Vero)
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