« Voici
l’héritier : venez, tuons le, nous aurons son héritage ! »
Le créateur de
la vigne, c’est Dieu, Il l’entretient, la soigne, la fait évoluer, la protège,
Il nous la confie mais en demeure le propriétaire : « puis il loua cette vigne à des vignerons. » C’est
ce que n’ont pas compris les vignerons qui se comportent en
propriétaires ; c’est ce que n’ont pas compris « les grands prêtres
et les anciens du peuple » qui se comportent en propriétaires de la Loi,
imposent leur interprétation pour maintenir leur pouvoir. Cette tentation est
toujours d’actualité, pas seulement pour les responsable, mais pour
moi : « Je peux vouloir être le maître de
ma vie, écrit le Père José dans son édito, la conduire à ma guise, m’imaginant
devenir « libre ». Mais je ne serai qu’esclave de moi-même, de mes
caprices ! Et je finirai par considérer les autres comme étant à mon
service. Ce n’est qu’avec Jésus que je trouverai ma vraie liberté et que je
porterai un fruit évangélique savoureux. »
Cette parabole me montre
également l’infinie miséricorde de Dieu et sa patience, Il espère toujours la
conversion de l’homme, Il multiplie les prophètes malgré le mauvais sort qui
leur est réservé, Il envoie son Fils, voulant croire malgré tout qu’il sera
respecté. Mais, quand on est pris dans l’engrenage du pouvoir qui entraine
celui de la violence, il est difficile de s’arrêter, de devenir « doux et
humble ». Tout en comprenant que cette parabole s’adresse à eux, les
pharisiens ne se voient pas ainsi et estiment que cette attitude est
inadmissible : « Ces
misérables, il les fera périr misérablement. » Punir, châtier, faire plier
est la seule réponse qu’ils connaissent.
Pour le Christ, il n’en est pas
ainsi : « la pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la
pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos
yeux ! ». De la mort surgira la Vie. « C’est alors que tout bascule,
commente Sœur Dominique. Jésus ouvre une seconde parabole utilisant l’image
d’une pierre mystérieuse, rejetée par les hommes mais devenue pierre d’angle.
Bien loin de plonger l’homme dans un châtiment éternel, il nous fait découvrir
une merveille divine dont Dieu seul pouvait concevoir l’existence, une
nouveauté absolue devant nos yeux effarés, l’émergence d’une réalité impossible
à intégrer dans notre conception de la justice : le pardon de Dieu qui
renouvelle l’humanité ! »
«Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une
nation qui lui fera produire ses fruits. » Sommes nous cette nation ?
Ecoutons nous le Fils pour faire produire des fruits à sa Parole ?
« Jésus, accorde-moi de donner du fruit et de t’accepter
dans ma vie comme la pierre angulaire et centrale de mon
existence. » (Carmen
Fernandez, consacrée de Regnum Chris
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