Avent Jour 11 : La confiance de Saint Joseph

 
          

9 décembre, temps de l’Avent, messe de la férie, ce qui veut dire que c’est un jour ordinaire de la semaine, sans fête particulière. Pourtant nous pouvons commémorer deux saints.

Saint Juan Diego Cuauhtlatoatzin (1474-1548), j’ai cherché à savoir qui était ce saint, né il y a plus de 500 ans et canonisé par saint Jean-Paul II en 2002. Indien mexicain de la tribu des Nahuas, converti au christianisme, il est le premier saint amérindien. Notre Dame de Guadalupe lui serait apparue et il est à l’origine du développement de son culte. Occasion de prier pour les peuples autochtones dont il est le protecteur et le défenseur. Il fut très contesté, la lecture de Wikipédia à son sujet est fort intéressante !

 Ayant vécu quelques années en Lorraine, je connais Saint Pierre Fourier (1565-1640), ce saint vosgien auquel sont dédiées plusieurs églises et écoles lorraines. C’est un pionnier de la « Réforme catholique ». C’est également un éducateur qui a beaucoup fait pour l’enseignement des filles. C’est le moment de le prier pour l’enseignement privé au moment où la loi sur le «séparatisme» risque de concerner certaines écoles «hors contrat».

Jamais deux sans trois, c’est à un autre saint que je consacre ma méditation : Saint Joseph. Il nous était présenté hier, comme « un homme fidèle et confiant » C’est un homme juste qui, lui aussi, dit OUI à Dieu quand il prend Marie pour épouse, quand il assume son devoir de père pour un enfant si particulier, le Fils de Dieu lui-même. Il ne comprend pas toujours tout, mais il a la foi. Il y a quelques jours, dans une interview, Christiane Rancé disait avoir une pensée particulière «pour Marie et Joseph parce que l’Avent est aussi le temps où ces deux-là cheminent côte à côte dans l’accomplissement de leur destin…Je les imagine pétris de gravité, peut-être saisis de tremblements en songeant au destin de leur Fils qui ne leur appartiendra plus dès la minute de sa naissance, qu’ils ont accepté de nous offrir pour notre salut. Ensemble dans cette abnégation, Joseph et Marie dessinent la première esquisse d’une voie de sainteté. Ils assument dans leur personne toutes les manifestations du secret et du silence. En ce temps de l’Avent, c’est ce couple que je prie, et sur l’exemple duquel je m’efforce de méditer : Joseph et Marie ensemble, à quelques heures de cette double délivrance – pour la Mère et pour le Monde – que sera la naissance de leur enfant divin, insaisissable dans sa pureté, irréductible aux idéologies et aux fanatismes. »

Prions avec les frères franciscains: « Ceux qui mettent leur espérance dans le Seigneur trouvent des forces nouvelles. » Ce matin, Seigneur, je viens à toi avec ma fatigue qui rejoint l’immense fatigue de notre humanité, désarmée face à tant de défis. Sois le repos, Seigneur Jésus, de tous ceux qui ploient sous le poids du fardeau.»



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