Un prophète n’est méprisé que dans son pays.
C’est en tant que
prophète que Jésus choque ses compatriotes, il choque parce qu’on le connait,
parce qu’il a grandi avec eux, il a travaillé au village avec son père Joseph.
Alors on s’interroge : « Quelle est cette sagesse qui lui a été
donnée ? ». Autrement dit : « de quoi se
mêle-t-il ? Qu’est-ce qui l’autorise à nous donner des
leçons ? » Les paroles qui dérangent, qui bousculent notre confort, sont d’autant
plus mal vues qu’elles viennent de quelqu’un de connu.
Si un voisin, un ami,
quelqu’un du village venait me dire quel sens donner à ma vie, me critiquer sur
la façon dont je me comporte avec le autres, me donner des leçons de paix, de
justice ou d’accueil des émigrés ; comment le recevrais-je ?
« Il vaut
beaucoup mieux pour toi, disait Martin Luther, que le Christ vienne par
l’Évangile. S’il entrait maintenant par la porte, il se trouverait chez toi, et
tu ne le reconnaîtrais pas. »
Un peu moins
d’orgueil, un peu plus de foi, voilà ce qui me fera reconnaître les prophètes
d’aujourd’hui, même si ce sont des gens que je connais !
« Seigneur Jésus, nous
sommes aveuglés
Par nos croyances et nos schèmes de pensées erronés.
Pardonne-nous notre fermeture de cœur et d’esprit.
Fais tomber le voile de nos yeux et transforme-nous à ton image. Seigneur
Jésus, nous méprisons nos frères et sœurs
Par nos différences, notre savoir, notre avoir et notre pouvoir.
Pardonne-nous notre manque de foi à leur égard.
Aide-nous à t’accueillir dans les autres et rassemble-nous dans ton amour. »
(Karine, dans « à l’écoute des évangiles »)

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