Les apôtres sont envoyés deux par deux, pour se soutenir,
pour être plus fort, pour ne pas être confronté à soi-même dans les moments de
découragement. Si chaque chrétien se doit d’être missionnaire, la Mission est
première, elle est affaire d’Église, je dois m’effacer derrière elle. À
première vue, je me dis que les apôtres avaient une certaine chance, ils
avaient une bonne caisse à outils : autorité sur les esprits impurs,
pouvoir de guérison. Mais il fallait bien quelque chose d’exceptionnel pour vivre
un tel bouleversement, pour changer les mentalités, pour passer de l’Ancienne à
la Nouvelle Alliance. Alors pas de jalousie, chacun reçoit en fonction de ce
qui lui est demandé, nombreuses sont les paraboles pour nous le faire
comprendre.
À y bien
regarder, les consignes s’avèrent difficiles et exigeantes. Ne rien prendre
pour la route (sauf ma canne !), pas de pain, pas de sac, pas de pièce de
monnaie. Déjà que je me vois mal partir faire du porte à porte, même avec
quelqu’un ; mais partir comme çà, sans rien, sans argent ; je n’ai
pas tellement l’âme d’un aventurier. Je sais, certains le font, pas toujours
pour la bonne cause, hélas ! Alors, quoi retenir de cette consigne ?
Que pour suivre le Christ, il faut s’alléger du superflu, ne pas s’encombrer de
l’inutile, faire davantage confiance au Seigneur. C’est plus facile pour aller
vers les autres, tout en respectant la liberté de chacun, ce qui est déjà un
beau témoignage. J’ai bien aimé cette réflexion : « remettre la
poussière là où elle était ».
Enfin, il
y a l’appel à la conversion, le carême pointe déjà le bout de son nez. Est-ce
que je suis prêt à faire des efforts,
pour me laisser transformer ? Dans « Idées caté », j’ai trouvé
cette belle prière :
« Jésus,
Tu nous appelles à nous convertir, à changer de vie, à laisser Dieu agir en
nous.
Tu nous
invites aussi à te suivre, à marcher vers les hommes, vers les malades, vers
tous ceux qui souffrent, vers les pécheurs.
Aide-nous,
Jésus, à suivre ce beau chemin, chaque jour de notre vie ! »
Hier a commencé
la neuvaine à Notre Dame de Lourdes pour les malades, nous étions invités à
penser aux malades de la covid 19, aujourd’hui nous confions à Marie les
personnes atteintes d’un cancer.
Commentaires
Enregistrer un commentaire