« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit »
Encore la vigne, encore les sarments et toujours ce verbe
« demeurer ». Est-ce que je demeure dans le Christ ? Saint Jean
écrit dans ses lettres que c’est « vivre et persévérer en Lui ». Ce
n’et pas très claire ; il dit aussi que c’est « Le connaître »,
mais pas une simple connaissance intellectuelle, plutôt une relation
d’intimité. Ici je pense aux mystiques, aux personnes consacrées, mais dans ma
vie de tous les jours comment demeurer dans le Christ ?
Prenons l’autre aspect de la parole du Christ : Est-ce
qu’il demeure en moi ? Autrement dit, est-ce que sa présence en moi est
reconnaissable par le respect de ses commandements, par ma façon de vivre à son
exemple, par la place de la prière et des sacrements. Autre piste, quels sont
les fruits que je porte ? Visible en particulier dans mon attitude envers
les autres.
Méditant sur ce passage, Cécile Beaure
d’Augères, consacrée de Regnum Christi, écrit : « Seigneur, comment savoir si tes
paroles demeurent en moi ? Au cours de tes différents enseignements, tu disais
à tes disciples de ne pas faire comme les scribes et les pharisiens, qui
« disent et ne font pas », qui regardent la paille qui
encombre l’œil des autres sans voir la poutre qui m’aveugle totalement. Tu
disais aussi que nous avons à être charitables et miséricordieux, à pardonner à
ceux qui nous contrarient et qui, même, s’opposent à notre avis. Seigneur, mon
premier réflexe est de contester cet enseignement mais je sais bien regarder
aussi que tu as vécu pour moi des humiliations qui dépassent infiniment le
grain de sable que sont mes humiliations au quotidien. Et tu as tout offert
pour que nous, qui sommes tes frères, puissions avoir la vie éternelle, cette
vie où je pourrai te contempler face à face éternellement. »
Et elle ajoute cette
prière : « Seigneur, ouvre mes yeux, mes oreilles et ma bouche pour que je sache
vivre et rendre compte des grâces que tu me donnes au milieu de ce monde qui as
perdu la route sur laquelle tu l’invites et qui, plus ou moins sciemment, te
connaît de moins en moins. »

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