A cette question, Pierre répond ; « tu es
le Christ », c’est-à-dire le Messie, celui qui est annoncé pour venir nous
libérer, le Sauveur. Logiquement, Pierre réagit à l’annonce des souffrances et
de la mort. Le libérateur est fort et puissant, c’est un vainqueur. On oublie
facilement les paroles d’Isaïe sur le « Messie souffrant » !
Mais Jésus a conscience de sa mission, c’est «par un chemin de souffrance et d’obéissance
amoureuse à son Père, qu’il sauvera Israël et l’humanité.» Si Pierre refuse
cela il se fait remettre à sa place, il devient tentateur, ses pensées ne sont
pas celles de Dieu.
Cette question est aujourd’hui pour moi et j’ai
tendance à réagir comme Pierre. Oui Jésus est le Christ, le Messie, Le Sauveur,
mais au-delà des mots, j’ai tendance à oublier ce qui est loin d’être un
détail : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à
lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »… C’est le passage
obligé pour parvenir au salut… le serviteur n’est pas au-dessus du Maître !
Prendre ma croix aujourd’hui, c’est accepté de
souffrir pour la justice, c’est accepté de m’oublier pour aider mon prochain,
c’est ne pas me complaire égoïstement dans mon petit confort. C’est être prêt à
en faire plus si ce « plus »se présente à moi. Dans ces conditions,
Jésus est vraiment le Christ pour moi.
« Dieu notre Père, toi dont le Fils nous
appelle à le suivre, tu sais ce dont nous avons besoin. Entends notre prière,
par Jésus le Christ notre Seigneur. »
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