4 Septembre 2021 Le Maître du sabbat

 

Le Maître du sabbat

Encore et toujours ces sacrés pharisiens qui titillent Jésus parce que ses disciples ne respectent pas toutes les règles qu’ils ont inventés et qu’il faut observer pour être fidèle à la Loi. Aujourd’hui, il s’agit encore du sabbat, tout travail, toute action est interdite, on ne peut même pas faire le bien, ils ont reproché à Jésus de guérir le jour du sabbat… quelle aberration, on est loin de la Bonne Nouvelle telle que l’a comprise Saint Vincent de Paul qui disait aux Filles de la Charité que de quitter la prière pour secourir un pauvre c’est « quitter Dieu pour Dieu » !

C’est sabbat, les disciples arrachent des épis, les froissent et les mangent…quel scandale ! Jésus va remettre les choses à leur juste place, Il leur avait déjà rappelé que « le sabbat a été fait pour l’homme et non pas l’homme pour le sabbat ». Autrement dit ne pas mettre sur le même pied la Loi et les moyens proposés pour aider à la respecter. Ici Il affirme clairement : « Le Fils de l’homme est maître même du sabbat ».

«  Jésus nous rappelle, peut-on lire dans un commentaire, la raison d’être des choses, c’est lui qui les a voulues, il est le maître de toute créature. Il a créé le sabbat, un jour consacré à Dieu pour aider les hommes à le mettre au cœur de leur vie, à se rappeler la raison de chacune de leurs actions. Jésus redonne sens au sabbat, il en est l’âme, c’est lui qui le sanctifie. Apprenons à vivre chacune de nos journées et en particulier les moments de repos en présence de Dieu ».

Dans « La Croix » de vendredi, la Sœur qui assure le commentaire écrit : « Je vois le carré de l’humanité avec ses quatre coins. Limités, nous imaginons des cadres, des règles, des codes comme celui de la Loi pour vivre en harmonie avec Dieu, avec les autres et avec nous-mêmes. Je pense aux quatre vertus cardinales qui accompagnent nos relations humaines : la prudence, la tempérance, la force d’âme et la justice. Jésus a choisi de vivre toute la condition humaine sauf le péché. Je contemple aussi la communion trinitaire qui habite la nature divine de Jésus. Cette circulation d’amour qui cherche à nous rencontrer vraiment pour entrer en connaissance mutuelle et y demeurer. Jésus nous propose d’entrer dans la vie divine pour y déployer les vertus théologales que sont la foi, l’espérance et la charité. Je suis alors émue de voir Jésus habiter le carré limité de notre humanité et en même temps par amour ouvrir une brèche qui permet d’aller en sortie offrir le salut pour la multitude. »

J’emprunte encore aujourd’hui une prière à l’évêque de Cayenne : « Seigneur Jésus je te rends grâce pour ton enseignement. Il ne nous invite jamais à nous comporter comme des enfants, ni même à vivre sans loi, mais il nous appelle à utiliser dignement l’intelligence dont tu nous as pourvu. Conduis toi-même mon esprit, pour qu’en toutes choses il se réfère toujours à toi, ton exemple et ta parole. » 

 

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