Ce que Dieu a
uni…
Les pharisiens ont trouvé un nouvel angle
d’attaque pour piéger Jésus, le divorce ! Permis ou pas permis ? Evidemment Moïse permet de renvoyer sa femme
sous certaines conditions, Jésus va même innover pour l’époque en envisageant
que la femme puisse renvoyer son mari. Mais cette possibilité n’a été édictée
« qu’en raison de la dureté des cœurs ». La norme, c’est de ne pas
séparer ce que Dieu a uni, c’est l’amour mutuel quelques soient les obstacles,
les difficultés, c’est la fidélité.
Accueillir et aimer comme Dieu nous aime et
nous accueille; comme les petits enfants se laissent accueillir et aimer. Ces petits
enfants sont exemples pour nous, dans la mesure où nous avons cette attitude,
cette « petite voie » dont parle Sainte Thérèse, nous accueillons le
Royaume de Dieu dans la joie que donne l’espérance.
Hier, avec mon Ange Gardien, ma prière avait
les accents guerriers ; aujourd’hui,
je pense aux couples en difficulté, mais surtout je rends grâce pour les
couples unis, pour leurs enfants et ma prière se fait au rythme de la musique
et de la danse :
« Seigneur, venez nous inviter. Nous sommes prêts à vous
danser la danse du travail, celle de la chaleur, plus tard celle du froid.
Seigneur, enseignez-nous la place que,
dans ce roman éternel amorcé entre vous et nous, tient le bal singulier de
notre obéissance.
Révélez-nous le grand orchestre de vos
desseins, où ce que vous permettez jette des notes étranges dans la sérénité de
ce que vous voulez.
Faites-nous vivre notre vie, non comme un
jeu d’échecs où tout est calculé, non comme un match où tout est difficile, non
comme un théorème qui nous casse la tête, mais comme la fête sans fin où votre
rencontre se renouvelle.
Seigneur, venez nous inviter. »
(Madeleine Delbrêl, Le Bal de l’obéissance)
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