Si vous aviez
de la foi
Beaucoup de choses dans l’évangile de Luc
aujourd’hui. Le scandale, le respect des « petits », le pardon et
enfin la foi « qui peut tout ».
« Malheureux celui par qui (le scandale) arrive ! Il vaut
mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la
mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que
voici. » comment ne pas penser
à tout ce qui secoue l’Église en ce moment et ne pas prier avec nos évêques, pour
les victimes d’abord, pour ceux par qui le scandale est arrivé ensuite, pour
l’Église enfin qu’elle puisse se réformer.
« Les
petits », évidemment ce sont les enfants innocents ; Roselyne Dupont
parle de « débutants dans la foi », de ceux qui découvrent l’Église
et risquent d’être rebutés par ces scandales, mais aussi de tous ces
« petits », ces misérables et ces oubliés qui se trouvent rejetés,
sinon exploités ! C’est vers eux que je dois aller, c’est pour eux que je
dois prier.
Vient
ensuite la question du pardon, à première vue elle semble incompatible avec
l’histoire de la « meule autour du cou ». Pourtant, si justice est
rendu, si la conversion est sincère, le pardon est toujours possible. Par
rapport à l’actualité, le Père Nicolas Tarralle écrit : «Comprenons alors
que ce qui rend possible le pardon auquel il invite ensuite ses disciples,
c’est la radicalité de l’engagement pour la justice. Elle commence par une mise
en garde de celui qui est témoin du péché et qui doit confronter son frère par
de vifs reproches. Il faut dire la vérité : le contraire de la loi du silence.
Le repentir qui en surgit est alors inséparable de la justice qui regarde cette
vérité en face. »
Face
à tout cela, nous avons besoin d’une foi solide. Cette foi qui s’en remet totalement
à Dieu.
« Seigneur
je crois, mais augmente en nous la foi ».
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