1er Mars 2022 le centuple

 

« Nous avons tout quitté pour te suivre » dit Pierre et Jésus de répondre qu’ils recevront au centuple dés ici-bas, mais avec des persécutions, peu importe, c’est le gage de la vie éternelle. Pour illustrer cela Jésus rappelle que ceux qui sont « en tête » ici-bas risquent d’être « en queue » là-haut !

Question d’amour, de foi, de priorité ; question de révision et de conversion, programme de carême. Tout cela est à la fois clair et obscure… Je me demande si parfois je n’ai pas peur de comprendre et en même temps je cherche une adaptation pour mon chemin de carême.

C’est une Sœur du Carmel qui par son commentaire m’aide à y voir un peu plus clair :

« Quel est ce centuple dont Jésus parle à Pierre ? Quelle est enfin cette Vie Éternelle que Jésus promet ? Comment comprendre que de quitter maison, famille, métier soit une bonne chose ? Qu’est ce qui peut nous pousser à une décision si radicale ? C’est que cette décision s’articule sur un amour plus radical que tout amour humain, un amour plus fort que la mort comme dit le Cantique des Cantiques. La clé de compréhension est de découvrir que nous sommes, au plus profond de nous-même, un don précieux de Dieu. Le centuple dont nous parle Jésus, c’est le bonheur d’être en communion avec Lui, et le chemin qui y conduit, c’est de nous dessaisir de nous-mêmes pour apprendre que la vie est un don gratuit de notre Créateur. Suivre Jésus c’est la réponse à un appel qui nous touche de manière personnelle et libre et qui va devenir le fondement solide de notre existence de FOI. »

Je prie pour avoir force et courage pendant ce carême :

« Seigneur, ne permets pas que l’héritage que tu nous réserves nous échappe à cause d’un attachement désordonné aux biens de ce monde qui passe, ou par la peur des épreuves destinées à purifier notre foi. Mais accorde-nous, tout au long de notre route ici-bas, de garder les yeux fixés sur toi qui est à l’origine et au terme de notre foi, afin de te saisir, toi l’objet de la promesse, comme nous avons nous-mêmes été saisi par toi (cf. Ph    3, 12-14). »         

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