Le pharisien et le
publicain
C’est le pharisien qui devrait dire : « montre
toi favorable au pécheur que je suis » et le publicain qui peut dire
« Je te rends grâce » parce que tu m’as donné de reconnaitre mon
péché et d’être justifié.
Alors, mon attitude, ma prière ? J’ai parfois tendance à me
croire « juste », un peu mieux que les autres parce que je vais à la
messe… mais le Seigneur m’a dit de ne pas juger, de savoir demander pardon,
d’être doux et humble de cœur, d’avoir l’humilité du publicain même, et
surtout, si je suis connu comme chrétien.
En fait, comme l’écrit Michèle Clavier : « Les deux figures sont mêlées en nous, tout n’est pas noir en notre
vie, tout n’est pas blanc non plus. Mais l’appel de Jésus demeure toujours le
même, et c’est lui qui nous donne matière à méditer, à discerner. Les deux
hommes de la parabole sont au Temple pour prier : quelle va être ma prière
aujourd’hui ? Comment vais-je mêler action de grâce et supplication ? Avant les
mots articulés, la prière est l’espace de silence où je viens, humblement, à la
rencontre du Seigneur qui m’attend. Et quand je lui redis ma foi, ma confiance,
il accueille ma prière, il l’élève jusqu’en son cœur de Père, il console tous
ceux qui implorent sa miséricorde. »
« Je
cherche ton visage, Seigneur. Je veux te connaître davantage. Lorsque mon cœur
est loin de toi, perdu dans l’égoïsme, les jugements ou la vanité, viens à ma
rencontre, pour me guérir et me ramener à toi. Que ma prière aujourd’hui soit
preuve de mon désir sincère de conversion. Donne-moi, je t’en supplie, les
grâces dont j’ai le plus besoin. » (Amélie Perroy)
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