3 Mars 2022 Perdre pour Sauver

 

Le Deutéronome propose un choix qui ne laisse aucun doute sur son issue : « la vie et le bonheur ou la mort et le malheur ». Si les conséquences du choix sont évidentes les moyens à mettre en œuvre viennent quelque peu compliquer la réalité. On choisit la mort si l’on sert d’autres Dieux : l’argent, le pouvoir, l’orgueil, l’égoïsme ; si l’on n'obéit pas à sa Parole. Choisir la vie, c’est aimer Dieu, garder ses commandements, marcher dans ses chemins. C’est-à-dire que ce n’est pas choisir la facilité et accepter de porter sa croix à la suite du Christ qui ne dit pas autre chose dans l’évangile : c’est en perdant sa vie de facilité et d’égoïsme qu’on sauve la vraie vie, le bonheur éternel.

« Vouloir sauver sa vie, c’est-à-dire la construire par ses propres œuvres, c’est la « perdre », parce que vouée à l’échec de l’orgueil ou du désespoir. Mais la perdreà cause du Christ, c’est renoncer à l’image suffisante ou méprisable que l’on a de soi, pour enraciner, dans l’amour de Dieu, une existence de confiance et de liberté. »(Michel Bertrand dans « La Croix »)

Le carême est ce temps où je peux redresser le chemin, rendre droit ce qui est tordu, ce qui demande évidemment des efforts : donner plus de temps à la prière, m’ouvrir davantage à mon prochain, savoir me priver non seulement du superflu mais de ce qui fait le bien-être de mon quotidien ( le jeûne n’est pas que diététique).

« Donne-Moi L’assurance De Foi, Seigneur, Afin Que Je N’enfouisse Pas La Beauté De Ton Amour Derrière Le Mur De Vanité Qu’érigent Mon Orgueil Et Mon Respect Humain. Donne-Moi La Fierté D’être Chrétien. »

 

 

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