Le Deutéronome propose un choix qui ne laisse
aucun doute sur son issue : « la vie et le bonheur ou la mort et le
malheur ». Si les conséquences du choix sont évidentes les moyens à mettre
en œuvre viennent quelque peu compliquer la réalité. On choisit la mort si l’on
sert d’autres Dieux : l’argent, le pouvoir, l’orgueil, l’égoïsme ; si
l’on n'obéit pas à sa Parole. Choisir la vie, c’est aimer Dieu, garder ses
commandements, marcher dans ses chemins. C’est-à-dire que ce n’est pas choisir
la facilité et accepter de porter sa croix à la suite du Christ qui ne dit pas
autre chose dans l’évangile : c’est en perdant sa vie de facilité et
d’égoïsme qu’on sauve la vraie vie, le bonheur éternel.
« Vouloir sauver sa
vie, c’est-à-dire la construire par ses propres œuvres, c’est la « perdre »,
parce que vouée à l’échec de l’orgueil ou du désespoir. Mais la perdre à
cause du Christ, c’est renoncer à l’image suffisante ou méprisable que l’on a
de soi, pour enraciner, dans l’amour de Dieu, une existence de confiance et de
liberté. »(Michel Bertrand dans « La Croix »)
Le carême est ce temps où je peux redresser le chemin, rendre
droit ce qui est tordu, ce qui demande évidemment des efforts : donner
plus de temps à la prière, m’ouvrir davantage à mon prochain, savoir me priver
non seulement du superflu mais de ce qui fait le bien-être de mon quotidien (
le jeûne n’est pas que diététique).
« Donne-Moi
L’assurance De Foi, Seigneur, Afin Que Je N’enfouisse Pas La Beauté De Ton
Amour Derrière Le Mur De Vanité Qu’érigent Mon Orgueil Et Mon Respect Humain.
Donne-Moi La Fierté D’être Chrétien. »
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