« Afin
que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous »
Jeudi Saint ! Enfin l’Heure est venue,
Jésus passe de ce monde à son Père et son amour pour nous ira jusqu’au bout du
possible, jusqu’à la Croix, passage voulu et accepté pour la Résurrection et la
Vie.
Jeudi Saint, c’est l’institution de
l’Eucharistie et la fête des prêtres chargés de la renouveler. L’eucharistie
est au centre de notre pratique chrétienne et pourtant l’Église laisse les
récits de Marc, Luc et Matthieu pour ne retenir que celui de Paul. L’évangile
est celui de Jean qui relate le lavement des pieds.
Si Jésus nous laisse en héritage son Corps et
son Sang, Il illustre son « testament » par ce geste d’abaissement,
ce geste de service. Ce que Jésus veut nous dire, je l’emprunte d’abord au
commentaire du Père Jean-Paul Sagadou :
« Geste d’adieu, le lavement des pieds
est aussi geste fondateur. Et les pieds sont l’espace où Jésus inscrit sa
marque pour la marche à venir des disciples. Il prend soin de leurs pieds, car
ils vont porter l’Evangile. Le viatique de Dieu, c’est l’amour fraternel. Comme
croyants, c’est l’exigence de fraternité qui nous fera passer de ce Monde à
son Père. »
Je retiens ensuite la méditation du jour de
Sœur Cyrille : « Il faut se souvenir
que le lavement des pieds relevait du travail d’un esclave. Parfois des
disciples le faisaient pour honorer leur maître. Jésus, lui « Maître » et
« Seigneur », par ce geste, donne le sens de sa mort, sur une croix
comme un esclave. Il transfigure sa mort odieuse, en abaissement de Dieu. Seul
le silence peut traduire l’adoration devant la croix ; la liturgie du Vendredi
saint nous y fera entrer en vérité. Mais Jésus donne aussi un sens « divin » au
service fraternel que nous devons nous donner pour vivre la Pâque de
Jésus. « C’est
un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai
fait pour vous. » Par le service jusqu’au bout, nous entrerons dans
la joie. « Heureux
êtes-vous, si vous le faites ! » Bonnes fêtes
pascales ! »
« Seigneur
Dieu, tu nous appelles à célébrer la très sainte Cène où ton Fils unique, avant
de se livrer lui-même à la mort, a remis pour toujours à son Église le
sacrifice nouveau, le repas qui est le sacrement de son amour ; donne-nous de
puiser à ce grand mystère la charité et la vie en plénitude. Par Jésus Christ,
ton Fils, Notre Seigneur. Amen. »
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