Jamais homme n’a parlé
de la sorte
Jésus ne se cache pas, tout le monde le voit vivre et agir, tout
le monde entend sa parole, mais comme dans la parabole du semeur, tout le monde
ne la reçoit pas de la même façon. Il nous l’a dit, sa Parole divise. Pour les
âmes de bonne volonté, ce qu’Il enseigne ne peut venir que de Dieu, même si on
ne comprend pas tout ; pour les autres quoiqu’il dise ne peut pas être
bien, de toute façon, Il est l’homme à abattre, parce qu’Il gêne et qu’il
bouscule les habitudes et l’ordre établi. Même ceux qui ne prennent pas
partie, comme les gardes chargés de l’arrêté, n’osent pas à cause de la foule
qui écoute et parce qu’Il parle vraiment bien.
« Une fois de plus, écrit Christophe Roucou, l’Évangile témoigne
de deux attitudes opposées devant la parole de Jésus : l’incapacité de
ceux qui savent à se laisser bousculer car « aucun prophète ne surgit de
Galilée » et l’accueil par d’autres de ce que cet homme
dit et révèle. Les premiers méprisent et maudissent les seconds, une
foule « qui
ne sait rien de la loi ». Et puis, il y a Nicodème, venu,
de nuit, interroger Jésus et l’écouter (Jn 3), un homme en quête de la vérité
sur Dieu. »
Et la méditation du Père Roucou se termine par les questions que
je suis invité à me poser : « Ce passage nous invite à nous situer, à
peut-être mettre de côté notre savoir pour laisser l’Évangile nous
surprendre : peut-il venir à nous d’ailleurs, des réfugiés d’Ukraine ou
des migrants qui nous abordent au quotidien, dans les rues de Paris ou de
Rabat ? Qui est vraiment ce Jésus-Christ dont nous suivons le chemin vers
Pâques ? Au-delà de ce que nous savons de lui, en quoi Sa parole est-elle
unique et neuve pour nous ? Où nous conduit-elle ? Avec qui la
partager ? »
« Oui, Seigneur, aide-moi à ne pas te
perdre de vue dans le bavardage du quotidien. Je veux venir à ta rencontre pour
te connaître et me réjouir en ta Présence. »
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