La femme adultère face à Jésus
« Jésus a une attitude surprenante de prime abord : il se tait.
Lui qui était en plein enseignement se tait, alors qu’on l’interpelle ! Il se
tait et se baisse pour écrire sur le sol. Il se baisse. Il choisit le silence,
non pas par peur ou couardise, mais pour casser la spirale de la haine et de la
violence. »
On veut confondre Jésus, on veut punir la
femme, tout cela n’est que méchanceté et hypocrisie, or Jésus est justice et
miséricorde. Qu’on respecte la loi, mais que celui qui est sans péché jette la
première pierre. La loi de Moïse condamne le mensonge, et tous ces accusateurs,
qui se croient meilleurs que les autres, s’éclipsent, Saint Jean précise « en
commençant par les plus âgés », oui, on a eu beaucoup plus d’occasion
de pécher et de nous détourner de Dieu, « d’aller vers un autre »
(c’est ce que veut dire « adultère »).
Jésus est le seul sans péché et il ne condamne
pas. « Après avoir montré à cette femme qu’elle restait digne, Jésus lui
dit : « "Va". Va... Que de choses dites en un mot ! Va,
continue ta vie, continue à avancer, ne reste pas engluée dans ton passé, ne
reste pas prisonnière de ta faute. Ce "Va", c’est une délivrance et
une renaissance…
Combien de fois ai-je confondu le pécheur avec sa
faute ? Combien de fois ai-je moi aussi condamné en croyant bien faire
(c’est-à-dire en appliquant la loi) ?
Condamner, c’est enfermer l’autre dans sa faute, c’est l’exclure
de ma vie, c’est lui dire que je suis supérieur à lui. C’est tout le contraire
de ce que je dois être. Moi, chrétien, je dois – malgré mes limites – libérer
l’autre, l’inclure et me mettre à son niveau.
Puissent ces paroles "Moi non plus, je ne te condamne pas" être miennes. Ce serait une belle conversion. »
(Méditation de l’équipe Théotokos)
« Mon Seigneur et mon
Dieu, créateur des Galaxies, force inouïe des commencements incessants en notre
univers en expansion, j’entends ta parole qui met le comble à ton amour pour
moi : tu m’envoies, tu fais de moi une messagère de toi, moi qui suis si
loin de savoir vivre tout simplement, tu m’envoies enseigner les autres, tu me
confies ta propre espérance et ta force de Vie. Comment cela se
fera-t-il ? Si je regarde l’heure qu’il est, si je passe mes mains sur mon
visage, si je retrouve le réel, es-tu encore là ? Oui, et d’autant plus
fort que je suis faible, d’autant plus toi que je suis moi et nulle autre. Moi
la femme adultère devenue ta partenaire, je m’ouvre au bonheur au nom de tous
ceux qui souffrent, et je te loue pour toujours, Amen. » (Sœur Dominique)
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