Le dialogue est impossible avec les pharisiens. Ils ne cherchent
pas à savoir qui est vraiment ce Jésus, ils veulent démontrer qu’il n’est pas
celui qu’il prétend être, le Messie, le Fils de Dieu. Pourquoi ? Parce
qu’il dérange, parce qu’il n’est pas comme eux, parce qu’en plus Il les
critique et les traite d’hypocrites, mettant en doute leur pratique et leur
pouvoir.
Aujourd’hui il y a encore du pharisien dans
le chrétien qui cherche qui est vraiment jésus quand il hésite à se conformer à
sa Parole, à la mettre en pratique, à ajuster sa vie à la sienne.
Mais voilà Jésus maintient malgré les
accusations et les menaces ; Il est le Messie, celui qui « réjouit Abraham » car affirme-t-il « Avant qu’Abraham fût, JE SUIS ».
Ses auditeurs savent qu’Il s’affirme DIEU… et ils refusent de le croire.
Michel Bertrand, dans « La Croix »,
commente : « On a le sentiment que,
pour ses accusateurs, le dossier de son procès est déjà bouclé, son sort est
déjà scellé, déjà sa croix se dresse. Cela nous rappelle, s’il en était besoin,
que la foi n’est pas de l’ordre d’une évidence, d’un savoir démontrable, d’une
vérité détenue et imposée. Elle est une confiance, sans preuve raisonnable, en
la parole du Christ. Une parole que chacun est invité à « garder ». Non pas au
sens de la protéger et de la défendre comme une doctrine intangible. Mais une
parole à garder fidèlement dans son cœur et à incarner dans sa vie. Une parole
vivante qui, sans cesse, appelle à se convertir, à remettre en question les
certitudes que nous fabriquons, les idoles que nous servons, les pouvoirs
humains que nous défendons, parfois au nom de Dieu. Les exemples ne manquent
pas dans l’actualité. Quand des vérités, notamment religieuses, sont
absolutisées, la violence n’est jamais loin. Cette violence, qui conduira Jésus
à la mort sur la croix, n’aura pourtant pas le dernier mot. L’espérance du
matin de Pâques est pour quiconque garde la parole du Christ, Il ne
verra jamais la mort. »
« Dieu, Père Tout-Puissant, accorde-nous donc le sens exact des
mots, la lumière de l’intelligence, la noblesse du langage, l’orthodoxie de la
foi ; ce que nous croyons, accorde-nous de l’affirmer aussi. C’est-à-dire,
puisque nous connaissons par les prophètes et les Apôtres un seul Dieu, toi, le
Père, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, puissions aussi te célébrer comme
Dieu, et confesser à ton Fils, en tout égal à toi ». (prière de saint Hilaire de Poitiers)
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