La multiplication des pains
Jésus a
le souci de nourrir ceux qui viennent l’écouter, il y a six récits de la
multiplication des pains ! Il doit penser que nous comprenons mieux si
nous avons le ventre plein ! Invitation au partage et à tout acte de
charité, mais peut-être rappel qu’avant de parler, il est nécessaire de venir
en aide, nourrir le corps avant de nourrir l’âme ou l’esprit.
Le
miracle ne sera pas une création mais s’appuiera sur une offrande, cinq pains
d’orges et deux poissons. Une fois de plus, Jésus me
dit ; « Je veux avoir besoin de toi pour faire le bien, pour
aider les autres ».Sans regarder au loin, je vois beaucoup de misère
autour de moi, il y en aurait peut-être moins si je savais apporter « mes
cinq pains et mes deux poissons » au lieu de simplement me
lamenter !!! Je retiens cette belle prière d’un commentaire
d’Hozanna : « Demandons chaque jour
au Seigneur Jésus de nous accorder ce cœur d’enfant qui n’a pas grand-chose à
offrir mais qui veut quand même aider. Donnons ce que nous avons, le Seigneur
saura le multiplier pour la gloire de son nom. »
Avec
peu, en effet, le Seigneur fait beaucoup. À chaque fois, le bon sens fait
remarquer qu’il n’y en aura pas assez pour tout le monde ; ce qui peut
être quelques fois une excuse pour ne rien faire ! Et à chaque fois, il y
a surabondance. Jésus invite : « rassemblez les morceaux en surplus,
pour que rien ne se perde ». Et il y en avait beaucoup, « douze
paniers », c’est-à-dire vraiment beaucoup. Sœur Billoteau intitule sa
méditation « Dieu de la surabondance ». Rendons grâce car, comme dit
le psaume « Tu ouvres la main, Seigneur ; nous voici
rassasiés ». Invitation aussi, dans notre société de consommation, à ne
pas gaspiller…
« Mon Dieu,
de ce repas préserve en moi la saveur de la surabondance et l’appel de la faim,
notre fraternité heureuse et la douceur de ta présence dans ton absence même.
Alors je grandirai en toi, je sentirai l’exigence de rassasier tous ceux qui
ont faim avec ces restes de notre festin que tu m’as confié, et tu me combleras
pour mieux m’affamer de ceux qui m’entourent. Souviens-toi de nous, Seigneur,
pour notre bonheur, car mon âme a soif de toi, mon Dieu Vivant ! »
(Sœur Dominique dans « La Croix »).
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