La joie de la miséricorde
Un peu long cet
évangile avec ses trois paraboles pour expliquer aux pharisiens et aux scribes
pourquoi Jésus mange avec les pécheurs, pourquoi il faut se réjouir du retour,
des retrouvailles, de toute conversion, de la miséricorde de Dieu envers chacun
de nous. Ne soyez pas, dit Jésus aux pharisiens, comme le frère resté auprès du
Père, vous vous prétendez fidèles, alors réjouissez-vous à chaque fois qu’un
pécheur égaré revient et se convertit.
« Réjouissez-vous
avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue. »
« Réjouissez-vous
avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue. »
« Il fallait
festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu
à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »
Le frère Maximilien
Launay dans son commentaire cite Saint Ambroise : « Qui sont ce père, ce pasteur, cette femme ? N’est-ce pas Dieu le
Père, le Christ, l’Église ? Le Christ vous porte en son corps, ayant pris sur
Lui vos péchés ; l’Église vous cherche ; le Père vous accueille. Pasteur Il
rapporte, mère elle recherche, Père Il revêt : d’abord la miséricorde, puis
l’assistance, en troisième lieu la réconciliation. Chaque détail est ajusté à
chacun : le Rédempteur vient en aide, l’Église assiste, le Père se réconcilie.
C’est la même miséricorde de l’œuvre divine… Nous sommes brebis : demandons les pâturages. Nous sommes
drachmes, gardons notre valeur. Nous sommes fils, courons au Père. »
« Il y aura de la
joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99
justes qui n’ont pas besoin de confession ». Voilà de quoi ne jamais
désespérer, de demeurer dans la joie et de rendre grace à Dieu.
« Viens, Seigneur
Jésus, cherche ton serviteur, pasteur, cherche la brebis perdue. Viens vers moi
que guette l’incursion des loups ; cherche-moi parce que je suis en quête de
toi. Cherche-moi, trouve-moi, accueille-moi, porte-moi. Tu peux trouver celui
que tu cherches, daigne accueillir celui que tu trouves, place sur tes épaules
celui que tu as accueilli. Viens donc, Seigneur, chercher ta brebis, viens
toi-même. Porte-moi sur la Croix, qui est salutaire aux errants, reposante aux
fatigués. » (Prière attribuée à saint Ambroise)
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