11 septembre 2022 La brebis retrouvée

 

La joie de la miséricorde

Un peu long cet évangile avec ses trois paraboles pour expliquer aux pharisiens et aux scribes pourquoi Jésus mange avec les pécheurs, pourquoi il faut se réjouir du retour, des retrouvailles, de toute conversion, de la miséricorde de Dieu envers chacun de nous. Ne soyez pas, dit Jésus aux pharisiens, comme le frère resté auprès du Père, vous vous prétendez fidèles, alors réjouissez-vous à chaque fois qu’un pécheur égaré revient et se convertit.

« Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue. »

« Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue. »

« Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »

Le frère Maximilien Launay dans son commentaire cite Saint Ambroise : « Qui sont ce père, ce pasteur, cette femme ? N’est-ce pas Dieu le Père, le Christ, l’Église ? Le Christ vous porte en son corps, ayant pris sur Lui vos péchés ; l’Église vous cherche ; le Père vous accueille. Pasteur Il rapporte, mère elle recherche, Père Il revêt : d’abord la miséricorde, puis l’assistance, en troisième lieu la réconciliation. Chaque détail est ajusté à chacun : le Rédempteur vient en aide, l’Église assiste, le Père se réconcilie. C’est la même miséricorde de l’œuvre divine… Nous sommes brebis : demandons les pâturages. Nous sommes drachmes, gardons notre valeur. Nous sommes fils, courons au Père. »

« Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de confession ». Voilà de quoi ne jamais désespérer, de demeurer dans la joie et de rendre grace à Dieu.

« Viens, Seigneur Jésus, cherche ton serviteur, pasteur, cherche la brebis perdue. Viens vers moi que guette l’incursion des loups ; cherche-moi parce que je suis en quête de toi. Cherche-moi, trouve-moi, accueille-moi, porte-moi. Tu peux trouver celui que tu cherches, daigne accueillir celui que tu trouves, place sur tes épaules celui que tu as accueilli. Viens donc, Seigneur, chercher ta brebis, viens toi-même. Porte-moi sur la Croix, qui est salutaire aux errants, reposante aux fatigués. » (Prière attribuée à saint Ambroise)

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