La foi du centurion
« Je vous le
déclare, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi. »
Le centurion a
conscience de son autorité, il sait qu’il est l’occupant, mais c’est un homme
juste qui fait le bien tant pour les juifs que pour sa propre maison. Il se sent
indigne d’aborder Jésus en qui il pressent une autorité d’un autre ordre. Il
croit et il espère en la Parole de celui qui guérit et pardonne.
Ce
centurion est plein d’espérance et de foi mais fait surtout preuve d’une grande
humilité : « Je ne mérite pas, dis seulement une parole et mon
serviteur sera guéri. » La Sœur du Carmel qui commente cet évangile
écrit : « Jésus est touché au plus profond de lui-même par cette
réponse. Il perçoit que toute l’attente de cet officier vient d’une immense confiance.
Il ne s’appuie pas sur les recommandations positives qu’on fait à son égard. Il
fonde son espérance uniquement sur la bonté qu’il a trouvée auprès de Jésus et
la foi en la puissance de sa Parole. La véritable intercession comme toute
vraie prière reconnaît que l’exaucement ne vient pas de nos qualités ni de nos
efforts. Ce païen devient le miroir de la Foi authentique. Il reconnaît Jésus
comme Sauveur. »
Avant
de recevoir le corps du Christ, l’Église nous invite à reprendre la prière du centurion : « Seigneur
je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et je serai
guéri ». Demandons à ce centurion de nous apprendre la
véritable humilité et de nous aider à grandir dans la foi.
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