« Enlève d’abord la poutre de ton
œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton
frère. »
Qu’elle est connue cette parabole de la poutre et de
la paille qui, une fois de plus dénonce l’hypocrisie. Cette hypocrisie qui
n’est pas réservée aux scribes et aux pharisiens et que nous partageons tous
plus ou moins. Des poutres dans les yeux, nous en avons tous et malgré cela
nous prétendons souvent guider les autres, les aider, les débarrasser des
pailles que nous prétendons voir dans leurs yeux. Ne jugez pas rappelle souvent
Jésus et commencez par avoir un regard clair si vous voulez guider vos frères.
J’ai souvent
cité les méditations de Véronique Belen, voici ce qu’elle pense de nos poutres
et de de nos pailles : « Sur cet évangile si
connu, j’aimerais simplement faire un petit inventaire de pailles et de poutres
qui blessent les yeux des catholiques.
On considère volontiers comme poutres l’union libre, les naissances hors
mariage, les mariages civils, le divorce, le remariage, le manque de pratique
religieuse.
Et comme pailles la médisance, les guerres de clochers, les petites luttes de
pouvoir dans les paroisses, les jugements venimeux, les commérages…Et si aux
yeux de Dieu, ces poutres étaient des pailles, et ces pailles, des poutres ? »
Sur une méditation publiée par Hozana j’ai trouvé le
commentaire suivant : « La poutre de ton œil,
c’est donc de croire que ce sont tes actions qui te rendront juste aux yeux de
Dieu. Tant que tu penses ainsi, tu seras bien maladroit pour corriger ton
frère, car tu te scandaliseras de sa pauvreté et tu auras honte de lui. Si tu
enlèves cette poutre de ton œil, alors tu te rendras compte que ce qui gênait
ton frère n’était en fait qu’une paille, et la bienveillance que tu lui
porteras lui donnera confiance et espérance pour s’en défaire. »
Et de conclure par la prière
suivante : « Merci, Jésus, car c’est toi qui es venu pour
enlever la poutre de mon œil. C’est toi qui m’as aimé jusqu’à donner ta vie
pour moi. Tu t’es donné à moi. Désormais, tout ce qui est à toi est à moi, et
je suis devenu le fils et la fille bien-aimés du Père. Voilà ma vraie justice ! »
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