9 septembre 2022 La paille et la poutre

 

« Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

Qu’elle est connue cette parabole de la poutre et de la paille qui, une fois de plus dénonce l’hypocrisie. Cette hypocrisie qui n’est pas réservée aux scribes et aux pharisiens et que nous partageons tous plus ou moins. Des poutres dans les yeux, nous en avons tous et malgré cela nous prétendons souvent guider les autres, les aider, les débarrasser des pailles que nous prétendons voir dans leurs yeux. Ne jugez pas rappelle souvent Jésus et commencez par avoir un regard clair si vous voulez guider vos frères.

J’ai souvent cité les méditations de Véronique Belen, voici ce qu’elle pense de nos poutres et de de nos pailles : « Sur cet évangile si connu, j’aimerais simplement faire un petit inventaire de pailles et de poutres qui blessent les yeux des catholiques.
On considère volontiers comme poutres l’union libre, les naissances hors mariage, les mariages civils, le divorce, le remariage, le manque de pratique religieuse.
Et comme pailles la médisance, les guerres de clochers, les petites luttes de pouvoir dans les paroisses, les jugements venimeux, les commérages…Et si aux yeux de Dieu, ces poutres étaient des pailles, et ces pailles, des poutres ? »

Sur une méditation publiée par Hozana j’ai trouvé le commentaire suivant : « La poutre de ton œil, c’est donc de croire que ce sont tes actions qui te rendront juste aux yeux de Dieu. Tant que tu penses ainsi, tu seras bien maladroit pour corriger ton frère, car tu te scandaliseras de sa pauvreté et tu auras honte de lui. Si tu enlèves cette poutre de ton œil, alors tu te rendras compte que ce qui gênait ton frère n’était en fait qu’une paille, et la bienveillance que tu lui porteras lui donnera confiance et espérance pour s’en défaire. »

Et de conclure par la prière suivante : « Merci, Jésus, car c’est toi qui es venu pour enlever la poutre de mon œil. C’est toi qui m’as aimé jusqu’à donner ta vie pour moi. Tu t’es donné à moi. Désormais, tout ce qui est à toi est à moi, et je suis devenu le fils et la fille bien-aimés du Père. Voilà ma vraie justice ! »

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