Ne pas se laisser égarer
La fin de
l’année liturgique approche, la fin de l’année civile aussi. L’Église se tourne
vers la fin des temps et nous propose ce que Jésus nous dit non sur le
« quand », comme le demandent les disciples, mais sur le
« comment », comment le préparer, surtout sans se laisser entrainer
par toutes les dérives ambiantes, surtout sans baisser les bras devant les
épreuves et les difficultés, vivre « l’aujourd’hui de Dieu ». Cela
est valable pour « la fin de mon temps », la préparer en vivant
chaque jour pleinement sous le regard de Dieu, sans m’écarter de sa route, sans
sombrer ni dans l’oisiveté, ni dans l’activisme.
« Attendre le retour du Christ, écrit Karem Bustica, ce n’est pas rester « affairés sans rien
faire » (2 Th 3, 11), mais plutôt rendre témoignage au milieu des
épreuves. Jésus s’adresse à tous ceux et celles qui vivent entre l’Ascension et
son retour, comme nous. Une attitude vitale de l’attente consiste à se rendre
présent, à ne pas s’absenter de sa vie. Autrement dit, être là, en conscience,
habiter ce temps qu’est le nôtre, demeurer attentifs avec toute la Création au
Seigneur qui vient, veiller. Attitude simple mais pas évidente à adopter,
d’autant moins que les incitations à la dispersion, à la distraction, à la
superficialité, à la consommation sont légion autour de nous. Rester éveillés,
dans le moment présent, avec des compagnons de route, c’est dire notre foi
inébranlable en la présence du Christ à nos côtés et réciproquement. C’est avec
la Création tout entière aspirer au salut en plénitude. »
« Seigneur, donne-nous de travailler justement ce monde
pour le reconduire à toi,
Aide-nous
à scruter les germes d’éternité pour te les offrir,
Soutiens-nous
dans le combat du discernement pour te reconnaître à l’œuvre,
Éclaire-nous
pour que nous ne suivions pas ceux qui veulent nous éloigner de toi,
Travaille-nous,
pour que nous travaillions pour toi. » (Frère
Norbert)
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