13 novembre 2022 Ne pas se laisser égarer

 

Ne pas se laisser égarer

La fin de l’année liturgique approche, la fin de l’année civile aussi. L’Église se tourne vers la fin des temps et nous propose ce que Jésus nous dit non sur le « quand », comme le demandent les disciples, mais sur le « comment », comment le préparer, surtout sans se laisser entrainer par toutes les dérives ambiantes, surtout sans baisser les bras devant les épreuves et les difficultés, vivre « l’aujourd’hui de Dieu ». Cela est valable pour « la fin de mon temps », la préparer en vivant chaque jour pleinement sous le regard de Dieu, sans m’écarter de sa route, sans sombrer ni dans l’oisiveté, ni dans l’activisme.

« Attendre le retour du Christ, écrit Karem Bustica,  ce n’est pas rester « affairés sans rien faire » (2 Th 3, 11), mais plutôt rendre témoignage au milieu des épreuves. Jésus s’adresse à tous ceux et celles qui vivent entre l’Ascension et son retour, comme nous. Une attitude vitale de l’attente consiste à se rendre présent, à ne pas s’absen­ter de sa vie. Autrement dit, être là, en conscience, habiter ce temps qu’est le nôtre, demeurer attentifs avec toute la Création au Seigneur qui vient, veiller. Attitude simple mais pas évidente à adopter, d’autant moins que les incitations à la dispersion, à la distraction, à la superficialité, à la consommation sont légion autour de nous. Rester éveillés, dans le moment présent, avec des compagnons de route, c’est dire notre foi inébranlable en la présence du Christ à nos côtés et réciproquement. C’est avec la Création tout entière aspirer au salut en plénitude. »

« Seigneur, donne-nous de travailler justement ce monde pour le reconduire à toi,

Aide-nous à scruter les germes d’éternité pour te les offrir,

Soutiens-nous dans le combat du discernement pour te reconnaître à l’œuvre,

Éclaire-nous pour que nous ne suivions pas ceux qui veulent nous éloigner de toi,

Travaille-nous, pour que nous travaillions pour toi. » (Frère Norbert)

 

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