Seigneur, que je retrouve la vue
Il est
évident que Jésus connaissait le souhait de l’aveugle, mais Il veut le lui
entendre dire. Il veut que je reconnaisse mes faiblesses et mes infirmités, que
je me reconnaisse pécheur et que je lui dise : « Jésus, Fils de
David, prends pitié de moi… que je retrouve la vue. »Chez moi aussi bien
des choses, sinon bien des gens sont occasion de m’empêcher de rencontrer le
Christ, contribuent à étouffer ou rendre inaudible ma prière. Pourtant je suis
aussi cette aveugle au bord de la route ; « Ma cécité est très
souvent due à mon incapacité, commente Cécile Beaure d’Augères, à mon
inculture, à des obstacles personnels que, par paresse ou pour d’autres raisons
difficiles à voir, je ne sais pas dépasser. Il faut bien voir aussi que la
paresse ou le manque d’effort à faire ne sont pas forcément très loin de
l’origine de cet aveuglement. Je peux méditer sur la foi de cet aveugle, il est
prêt à fournir des efforts, en s’appuyant sur l’aide divine. »
Encore faut-il vouloir s’en sortir et avoir la foi, car
dans chaque miracle, c’est la foi qui sauve. « Nous pouvons plus ou
moins consciemment nous complaire dans notre maladie, préférer être l’objet de
l’attention des autres suscitée par la maladie, préférer mendier et
être amené par
les autres à nous conduire nous-même. L’aveugle anonyme – chacun de nous ? –
n’est pas identifié à son handicap, il veut en sortir, il dit son désir à
Jésus, le miracle a lieu : il retrouve la vue, et libre, rendant gloire à Dieu,
il suit Jésus dans sa marche vers Jérusalem, la route du don de soi jusqu’au
bout. » (Une sœur du Carmel de Frileuse).
« Jésus,
fils de David, accorde-moi d’avoir cette foi manifestée par l’aveugle de
Jéricho lorsqu’il comprend que tu es devant lui. Que je sache me réfugier en
toi dont les pouvoirs sont sans limites.
Merci, Seigneur, d’être ainsi toujours à l’écoute et pardon d’avoir si
peu de foi. Saint Luc nous dit, dans son Évangile, que si notre foi était
grosse comme un grain de sènevé et que nous demandions à un sycomore d’aller se
jeter dans la mer, il irait ! Alors, Seigneur, pardon pour la pauvreté de
ma foi. » (Cécile
Beaure d’Augères, consacrée de Regnum Christi)
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