Pourquoi n’as-tu pas mis mon
argent à la banque ?
Ne pas mettre l’argent à la banque, c’est ne pas faire fructifier les talents que le Seigneur nous a donnés. C’est ne pas témoigner, ne pas aider nos frères, c’est manquer de foi, d’espérance et de charité. C’est une sorte de refus ou de crainte de Dieu qui nous paralyse et nous rend inactif. C’est cela aussi que nous trouvons dans cette parabole dans l’attitude des concitoyens : « Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous » ; et dans celle du dernier serviteur : « J’avais peur de toi ».
Anne-Pauline Jarry dans sa méditation explique : « Il y a plusieurs refus de Dieu ici. Celui de
ses concitoyens qui lui refusent la primauté sur eux en niant son autorité : tu
ne régneras pas. Il y a aussi le refus du serviteur, c’est-à-dire celui qui
reconnaît son statut de dépendance mais est un ingrat et un infidèle. Il craint
son maître mais dans le mauvais sens du terme. Il ne reconnaît pas au maître le
don qu’il lui a fait et son droit : celui d’avoir donné une richesse et de
vouloir la voir grandir. Il ne veut pas de la relation de confiance que son
maître lui offre en lui donnant les moyens et l’occasion de progresser. Ces
deux refus sont terribles : à ceux qui refusent le rapport de hiérarchie, c’est
la mort de l’âme ; à ceux qui refusent au maître un rapport de confiance, c’est
la pauvreté de l’âme, l’assèchement de ce qui en elle aurait pu être source de
salvation ; la misère qui risque de pousser à la mort. »
« Ô
Jésus, toi qui es l’intendant des affaires du Père et qui nous a établis à
poursuivre ton œuvre dans le temps en vue de l’éternité, nous voulons, ô Roi
des siècles, recevoir avec gratitude ce que Dieu nous confie, nous investir
dans le développement de son œuvre et en remettre les fruits de sainteté et de
vie éternelle. Amen. » (Père
Jaroslav de Lobkowicz)
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