Dieu
n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants
Les sadducéens ne
croient pas à la résurrection, ils ne cherchent pas à être convaincus par Jésus
mais plutôt à le « coincer », en s’inspirant peut-être de l’histoire
des sept frères du livre des Martyrs d’Israël. En fait, pour Jésus, ils se font
une fausse représentation de Dieu et de ce fait de la mort et de la vie
éternelle. Il s’en réfèrent à Moïse qui « appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham,
Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob ». C’est le Dieu des vivants et Jésus est venu
le prouver en ressuscitant.
La mort, la
résurrection, nous aussi, nous nous
faisons des représentations différentes, une seule chose compte, croire et
conformer notre vie à cette foi, croire que Jésus est ressuscité et que nous
aussi nous ressusciterons ; croire que notre vie ici-bas est le chemin
vers la vie éternelle et qu’il est essentiel de ne pas se tromper des
chemin !
Camille Focant, théologien belge, écrit dans
« l’évangile selon saint Marc » dont il est un
spécialiste : « Selon Jésus,
l’au-delà n’est pas une simple prolongation de la vie présente, mais, par la
puissance de Dieu, quelque chose de totalement neuf. Les relations humaines que
les sadducéens situaient, même après la résurrection, sur le seul registre
familial naturel sont transposées dans le registre des relations avec Dieu. Ce
sont les relations humaines avec Dieu qui sont essentiellement en question dans
la résurrection. La référence au livre de l’Exode ne laisse planer le moindre
doute sur le fait que « la foi en la résurrection est une implication de
la foi en Dieu, plus précisément en un Dieu de vivants. En douter revient à
douter de la puissance de Dieu, comme si le pouvoir de la mort était plus grand
que celui de Dieu. » C’est précisément ce que Jésus reproche aux
sadducéens : ils méconnaissent et les Écritures et la puissance de Dieu en
supposant que la mort pourrait rendre cette dernière inopérante.
Les sadducéens ont cru pouvoir parler de résurrection sans parler de Dieu et
ils sont dans une erreur profonde. Privée de son rapport à un Dieu de vivants
et non de morts, l’Écriture peut elle-même devenir lettre morte. »
« Je t’appelle, toi, le Dieu qui répond :
écoute-moi, entends ce que je dis. Garde-moi comme la prunelle de l’œil ;
à l’ombre de tes ailes, cache-moi, Et moi, par ta justice, je verrai ta
face : au réveil, je me rassasierai de ton visage. Viens à mon secours, ô
Dieu, lorsque la confusion m’assaille, que je ne sais plus où est le chemin de
vie. Éclaire pour moi la Parole de ton Christ. Que ton Esprit me donne de
discerner les rayons qu’elle diffuse pour éclairer mon âme. Donne à l’Église
notre Mère de nous guider selon la quintessence de ta Parole. Amen. » (Prière dans la méditation du jour « La Croix »)
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