6 novembre 2020 Le Dieu des vivants

 

 Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants 

Les sadducéens ne croient pas à la résurrection, ils ne cherchent pas à être convaincus par Jésus mais plutôt à le « coincer », en s’inspirant peut-être de l’histoire des sept frères du livre des Martyrs d’Israël. En fait, pour Jésus, ils se font une fausse représentation de Dieu et de ce fait de la mort et de la vie éternelle. Il s’en réfèrent à Moïse qui « appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob ». C’est le Dieu des vivants et Jésus est venu le prouver en ressuscitant.

La mort, la résurrection, nous aussi,  nous nous faisons des représentations différentes, une seule chose compte, croire et conformer notre vie à cette foi, croire que Jésus est ressuscité et que nous aussi nous ressusciterons ; croire que notre vie ici-bas est le chemin vers la vie éternelle et qu’il est essentiel de ne pas se tromper des chemin !

  Camille Focant, théologien belge, écrit dans « l’évangile selon saint Marc » dont il est un spécialiste :  « Selon Jésus, l’au-delà n’est pas une simple prolongation de la vie présente, mais, par la puissance de Dieu, quelque chose de totalement neuf. Les relations humaines que les sadducéens situaient, même après la résurrection, sur le seul registre familial naturel sont transposées dans le registre des relations avec Dieu. Ce sont les relations humaines avec Dieu qui sont essentiellement en question dans la résurrection. La référence au livre de l’Exode ne laisse planer le moindre doute sur le fait que « la foi en la résurrection est une implication de la foi en Dieu, plus précisément en un Dieu de vivants. En douter revient à douter de la puissance de Dieu, comme si le pouvoir de la mort était plus grand que celui de Dieu. » C’est précisément ce que Jésus reproche aux sadducéens : ils méconnaissent et les Écritures et la puissance de Dieu en supposant que la mort pourrait rendre cette dernière inopérante.
Les sadducéens ont cru pouvoir parler de résurrection sans parler de Dieu et ils sont dans une erreur profonde. Privée de son rapport à un Dieu de vivants et non de morts, l’Écriture peut elle-même devenir lettre morte. »

« Je t’appelle, toi, le Dieu qui répond : écoute-moi, entends ce que je dis. Garde-moi comme la prunelle de l’œil ; à l’ombre de tes ailes, cache-moi, Et moi, par ta justice, je verrai ta face : au réveil, je me rassasierai de ton visage. Viens à mon secours, ô Dieu, lorsque la confusion m’assaille, que je ne sais plus où est le chemin de vie. Éclaire pour moi la Parole de ton Christ. Que ton Esprit me donne de discerner les rayons qu’elle diffuse pour éclairer mon âme. Donne à l’Église notre Mère de nous guider selon la quintessence de ta Parole. Amen. » (Prière dans la méditation du jour « La Croix »)

 

 

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