Alors les disciples comprirent qu’il leur
parlait de Jean le Baptiste.
Il y en a qui disent, et ce n’est pas n’importe qui, ce
sont les scribes ; et ils ne disent pas n’importe quoi, ils citent les
prophètes ! Et que disent-ils ? Il disent que Jésus ne peut pas être
le Messie parce que le prophète Élie doit venir d’abord, et comme le prophète Élie
n’est pas encore venu… de quoi désorienter les disciples.
Jésus confirme, oui Élie doit « venir remettre toute
chose à sa place », venir préparer les chemins du Seigneur, prêcher la
conversion pour combler les ravins et aplanir les collines. Eh bien, c’est
fait : « Je vous le déclare : Élie est déjà venu ».
Comment ne pas s’étonner, scribes et pharisiens ne l’on pas reconnu, ils ont manqué
cet évènement, ou ils n’ont pas voulu le reconnaître parce qu’il venait
troubler leurs habitudes, parce qu’ils les empêchait de « faire ce qu’ils
voulaient » ; car la mission d’Élie, c’est Jean-Baptiste qui la
réalise.
« Jean le Baptiste a fait
l'œuvre d'Élie, écrit le Père Sébastien Antoni dans sa méditation, mais ses
frères juifs ne l'ont pas reconnu "et ils lui ont fait tout ce qu'ils ont
voulu". Le drame, pour les guides c'est de n'avoir pas su reconnaître les
signes du temps, les signes que Dieu faisait à son peuple dans l'histoire. Et
c'est bien cette tentation qui nous guette encore aujourd'hui. Comme hier pour
les contemporains du Baptiste qui n'ont pas su nommer Élie le précurseur dans
le mouvement de conversion qui leur était proposé, de même nous ne savons pas
toujours nommer, toujours reconnaitre l'œuvre de Jésus dans l'effort de
rajeunissement auquel l'Église est contrainte, et que le pape François mène
avec détermination. »
« Jésus, Enfant à naître en cet Avent, daigne me montrer ma place entre ceux
de qui j’apprends et ceux à qui je veux offrir ce que j’ai appris, avec
tendresse. Ne me laisse pas te crucifier par un discours qui parle de toi sans
toi. » (Véronique Chevrier, consacrée de Regnum Christi)
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