14 décembre 2022 Il est Celui qui doit venir

 

Il est celui qui doit venir

Matthieu dimanche, Luc aujourd’hui, nous proposent cette question de Jean-Baptiste qui, du fond de sa prison, est peut-être pris d’un doute et veut confirmer sa foi et celle de ses disciples ? Jésus dont il est le précurseur, celui qu’il a baptisé, est-il bien le Messie attendu ?

Avant de célébrer l’Emmanuel, Dieu avec nous, l’Église nous rappelle que notre foi est à la base de notre vie, elle doit être confiance indéfectible, relation d’amour. Nul n’est à l’abri du doute. Le Baptiste lui-même dans la nuit de sa prison a senti le besoin de raffermir sa foi, les plus grands mystiques, comme saint Jean de la Croix que nous fêtons aujourd’hui, ont connu « la nuit de la foi ».

Nous avons des moments de découragement, des passages à vide, surtout pendant ces temps de pénitence, de conversion, où la tentation risque d’être d’autant plus forte que nous approchons du but. Alors Jésus, qui Lui-même a accepté d’être tenté au désert avant d’annoncer la Bonne Nouvelle, nous dit : « venez et voyez ». Il ne nous dit pas, ni à nous ni au Baptiste, « oui je suis le Messie », mais « Allez annoncer à Jean ce que vous avez vu et entendu » Ce sont ces œuvres de miséricorde qui doivent entrainer notre adhésion.

« Oui, en Jésus, la Promesse est pleinement accomplie, commente Michèle Clavier dans La Croix, l’Oracle du salut se réalise devant les yeux de ceux qui mettent en lui leur confiance. Jésus n’offre à Jean ni un raisonnement ni une démonstration. Il sollicite son adhésion à la Bonne Nouvelle, qui a guéri aveugles et boiteux. Depuis la vie publique de Jésus, la foi au Christ demeure de même nature. Croire, ce n’est pas signer un blanc-seing au premier venu, c’est dire « oui » à l’Alliance, à chaque appel du Seigneur, et vivre dans la certitude qu’il nous donne chaque jour son amour. »

« Dans le monde d’aujourd’hui qui ne recherche que l’efficacité, la rentabilité et la notoriété, ce monde si plein d’agitation, nous avons à refaire silence et à retrouver la route que tu es venu nous indiquer. Que nous ne perdions pas courage : il faut que nous luttions et témoignions de notre espérance et de notre foi : ton Règne viendra et même, il est déjà là ! Seigneur, au milieu des tempêtes et des ouragans, accorde-moi la grâce de la maîtrise de moi-même : que je sache que tu es là et que tu me soutiens, que c’est toi qui mènes la barque. » (Cécile Beaure d’Augères, consacrée de Regnum Christi)

 

Commentaires