« Que
tout se passe pour vous selon votre foi »
Ces deux aveugles savent ce qu’ils veulent,
« être guéris». Ils pensent que ce Jésus peut faire cela, alors ils le
suivent, ils le supplient sans se décourager jusqu’à ce qu’ils puissent
l’approcher et entrer en contact avec lui.
Pour Jésus, cette guérison n’est pas un
problème, Il ne cherche pas à se faire reconnaître comme médecin, ce qui lui
importe, c’est la foi, c’est comme envoyé de Dieu qu’Il veut être reconnu,
comme Fils du Père. Aussi, ces deux aveugles ne sont guéris ni par pitié, ni
pour une manifestation quelconque (Jésus ne souhaite pas que cela se sache),
ils sont guéris parce qu’ils croient.
Incroyable, ces deux aveugles nous montrent
le chemin de l’Avent, leur attente n’est pas passive, ils marchent, ils
suivent, ils supplient, ils veulent guérir. Par là ils nous disent comment doit
être notre attente, active, priante, avec une foi agissante, missionnaire.
Dans son commentaire, sœur Véronique Thiébaut
nous dit ce que ces deux aveugles nous apprennent : « Ils suggèrent que la foi ne se construit pas sur l’évidente clarté
d’un message. Elle grandit aussi dans la part d’ombre de celui qui se laisse
guider. Conduits peu à peu hors d’eux-mêmes, les deux aveugles passent d’un cri
unilatéral au dialogue avec Jésus, puis à l’annonce à « toute la région ». Leur
foi ne reste donc pas une affaire privée. Ils sont comme des catéchumènes
recevant la lumière et découvrant le monde avec les yeux de la foi. D’ailleurs
une profession de foi se trouve au cœur du récit : « Croyez-vous ? Oui… »
Enfin, ils sont deux ! Leur rencontre avec le Christ fait d’eux une communauté.
En ce temps d’Avent, ces aveugles nous invitent à renouveler notre manière de
suivre le Christ. »
« Donne à tes fidèles, Dieu tout-puissant, d’aller
avec courage sur les chemins de la justice à la rencontre du Seigneur, pour
qu’ils soient appelés, lors du jugement, à entrer en possession du Royaume des
cieux.
Nous sommes aveugles, Seigneur ! Nous ne voyons pas la
misère de notre vie et le mal que nous accomplissons. Donne-nous de t’invoquer
toujours avec confiance !
Seigneur, ouvre mes yeux sur mon propre
aveuglement, sur mon enfermement en moi-même, dans mes certitudes et mes
velléités. Donne-moi de ne faire toujours confiance qu’en ta parole car toi
seul es la véritable lumière de ma vie. »
(Père François Garreau, LC)
Commentaires
Enregistrer un commentaire