«
Homme, tes péchés te sont pardonnés. »
Ils ne reculent devant rien pour mettre le paralysé en présence de
Jésus ; et moi suis-je prêt en cette période de conversion à faire tous
les efforts nécessaire pour « revenir » vers le Christ, pour ne pas
hésiter à me faire aider, mais aussi pur aider les autres à rencontrer Jésus.
Voilà ma première réflexion à la lecture de cet évangile.
Ces efforts, cette foi, Jésus sait les reconnaître, les discerner,
même s’ils sont enfouis sous bien des maladresses et des imperfections : «Voyant leur foi ». Devant cette foi,
Jésus commence par le plus important, ce qui est la guérison la plus importante
et la plus profonde : le pardon, « tes péchés te sont pardonnés ».
Par là Jésus veut nous faire comprendre qu’Il est le Messie, l’Envoyé de Dieu,
le Fils de Dieu, Dieu lui-même. Les pharisiens ne s’y trompent pas, mais
refusent de voir la lumière, trop imbus de leurs personnes, de leurs
privilèges, ils ne peuvent se remettre en question, donc ils nient
l’évidence : « Qui
est-il celui-là ? Il dit des blasphèmes ! Qui donc peut pardonner les péchés,
sinon Dieu seul ? ». Et moi, ne m’arrive-t-il pas aussi de refuser de
marcher dans la lumière pour préserver un confort éphémère, une tranquillité de
vie à court terme ?
Jésus encore aujourd’hui, surtout en ce temps
de l’Avent, ce temps de conversion, me dit : « je te le dis,
lève-toi, prends ta civière et retourne dans ta maison. » Marche sur mon
chemin, ne t’endort pas dans ta vie facile et tes petites habitudes, la civière
de tes défauts est peut-être lourde, mais prends la à pleine main et marche,
prends le chemin de la maison du Père, c’est cela la conversion, c’est cela le
chemin de l’Avent !
C’est au commentaire d’une sœur du Carmel de Frileuse que
j’emprunte la fin de ma méditation : « Cet
évangile se termine par cette phrase étonnante : « Tous
étaient saisis et ils glorifiaient Dieu en disant : nous avons vu des choses
extraordinaires aujourd’hui. » Quelles sont ces choses
extraordinaires ? Est-ce le pardon ou la guérison ? Certes la
guérison a quelque chose d’extraordinaire mais c’est encore plus extraordinaire
de pardonner car effectivement, c’est atteindre le fond du cœur, c’est agir,
avec la puissance de Dieu. En pardonnant Jésus donne la libération de Dieu, Il
ouvre une voie nouvelle. Il agit au lieu du combat intérieur entre Foi et
non-Foi. La guérison du paralytique est le signe que Jésus donne quand le cœur
s’ouvre à la lumière, qu’il nous révèle notre péché, nos raisonnements tordus. Et
laissons-nous porter par la Foi des autres, quand par nos seules forces, nous
sommes incapables de venir près de Jésus pour trouver le salut et la
libération. »
« Seigneur, je me mets en ta
présence en t’offrant tout ce que je suis, spécialement ce que j’aime le moins
de moi-même… particulièrement ma misère et mon péché, tout ce qui me rend
honteux devant toi et devant mes frères.
Fais de moi un homme/une femme pardonné(e) !
Loué sois-tu, Seigneur, pour la merveille que
tu as accomplie pour cet homme paralysé. Loué sois-tu pour toutes les guérisons
physiques et spirituelles que tu as réalisées et que tu continues de faire.
Guéris-moi de tous les maux qui m’accablent. Rends-moi libre pour mieux te
suivre et mieux te servir. »
(Emmanuelle Pastore, consacrée de Regnum Christi)
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