« Ne me
retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. »
Marie Madeleine pleure et son chagrin est
immense, elle a aimé Jésus plus que tout au monde, elle a suivi sa Passion et
sa Crucifixion, cette fin horrible ; et maintenant son corps à disparu. Et
on lui demande pourquoi elle pleure, qu’on lui dise plutôt où on a mis le corps.
Elle pleure, elle ne pense absolument pas à tout ce que Jésus a dit sur sa
résurrection. Son corps a disparu et c’est une souffrance supplémentaire. Merci
Marie Madeleine de tes réactions si humaines, si concrètes, de cette douleur si
profonde qui refuse toute consolation. Quand je m’éloigne du Christ ai-je une
douleur si profonde ?
« Marie », c’est lui, ce n’est pas
le jardinier, elle reconnait sa voix, Il est vivant, Il est le Vivant. Alors
ses pleurs deviennent des larmes de joie. « Quel bouleversement, écrit
Michèle Clavier. Première à (re)voir le
Seigneur vivant. Et vite il faut le dire aux disciples. Et vite il faut pleurer
de joie, de cette joie sans fin promise par Jésus avant sa mort, de cette joie
si contagieuse qu’elle traversera les temps et rayonnera sur toute la terre.
Nous devons à Marie Madeleine un éternel merci. Nous devinons et partageons son
désir de sauter au cou du Ressuscité, de l’embrasser, de sentir battre son
cœur… Sa tendresse lui ferait tant de bien, après avoir vécu un si grand choc…
Mais Jésus ne peut en rester là, la mission commence à cet instant précis où la
grâce donnée à Marie se fait grâce pour tous les hommes. À notre tour, chantons
l’allégresse pascale, et rendons grâce à Dieu qui chaque jour change nos peines
en parure de joie (Ps 29,12). »
C’est le sens de ce que dit Jésus : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père.
Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père,
vers mon Dieu et votre Dieu. » Ne pas retenir pour nous le ressuscité,
traduction plus authentique que le fameux « noli me tangere » (ne me
touche pas) de saint Jérôme, auquel on à fait dire tant de choses ! Ne pas
retenir ce Christ qui nous donne tout, sa vie, son Père, son Dieu ; ce
n’est que par la foi que nous touchons, que nous rencontrons le Ressuscité.
« Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! »
« Ouvre
mes yeux, Seigneur, ouvre mon cœur pour que je croie en toi. Que la foi en ta
Résurrection transforme profondément ma vie. Que ta vie éternelle victorieuse
coule dans mes veines. Tu m’as racheté par le prix de ton sang sur la croix.
Maintenant tu me fais vivre avec toi de ta vie et de tes dons. » (Céline Cochin, consacrée de Regnum
Christi)
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