Il vaut mieux pour vous que je m’en aille,
car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous
Comme les apôtres
auraient aimé que Jésus reste, mais voilà, Il est venu pour nous sauver, alors
ils doivent se faire à l’idée de son départ. Premier départ par cette mort
violente d’où va surgir la vie, puis ce retour vers le Père et, pour rester
avec nous selon sa promesse l’envoi de l’Esprit. C’est ce qui nous est demandé
de revivre avec l’Ascension et la Pentecôte, dans un état d’esprit que précise
le Père Christophe Roucou, celui d’une conversion du regard : « non pas regarder celui qui s’en va mais se tourner vers celui qui
va venir ; non pas se complaire dans la tristesse mais être dans l’attente du
don de Dieu qui ne cesse de survenir. Ils sont invités à accueillir ce
Défenseur comme celui dont on peut dire « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ».
Alors que pour « le monde » la croix est signe d’échec, d’un
jugement à charge contre celui qui est condamné à la crucifixion, Jésus annonce
un « Défenseur »,
l’Esprit Saint. Il aidera les disciples à discerner où sont la justice, le
péché, le jugement, pour conduire leur vie dans ce monde où la confusion des
valeurs risque de l’emporter et de les emporter. Comme les disciples de
naguère, nous sommes aujourd’hui parfois désemparés devant ce monde difficile à
comprendre, dont Dieu semble, à première vue, absent ou étranger. Pourtant le
Christ ne nous laisse pas seuls, l’Esprit nous est donné. Puissions nous demander cette capacité de discernement, don de l’Esprit, pour savoir,
chacun(e) et en Église, comment nous comporter en disciples du Christ. »
« Seigneur, aide-moi à faire un peu de silence
en mon cœur pour apprendre à y découvrir ta présence. Envoie ton Esprit pour
qu’il réchauffe et illumine mon âme… Seigneur Jésus, remplis mon cœur du désir
d’être avec toi. Que ton Esprit habite en mon cœur. Ainsi tu seras toujours
avec moi et rien ne pourra me séparer de toi. » (Jean-Marie Fornerod)
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