« Mes
brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. »
La
dédicace du Temple, trois mois avant la Pâque, de bonne ou de mauvaise foi, les
juifs s’impatiente. Qui est ce Jésus qui parle dans le temple, que certains
écoutent et que d’autres condamnent : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine
? Si c’est toi le Christ, dis le nous ouvertement ! » Tout est une
question de foi, Il a donné des signes, accompli des œuvres, agi au nom du Père
qui lui rend témoignage, « Mais vous, vous ne croyez pas, parce que
vous n’êtes pas de mes brebis. »
Aujourd’hui, nous n’aimons pas
trop être comparés à un troupeau, fut-il de douces et belles brebis !
C’est librement que nous choisissons Jésus. Ce choix implique d’abord d’écouter la voix,
il ne s’agit pas simplement d’entendre des paroles, mais d’avoir cette écoute
active d’une voix, d’un programme, de quelqu’un qui nous convainc et en qui
nous avons confiance.
Il s’agit ensuite de se laisser connaitre, de
ne pas se dérober au Christ et de chercher à notre tour à le connaître dans
cette Bonne Nouvelle qu’Il nous a laissée, à le reconnaitre dans cette
Eucharistie qu’Il nous demande de partager. Dans cette connaissance mutuelle,
Jésus prend soin de nous et nous guide, nous prenons soin de Lui et nous
témoignons de sa résurrection.
Cette
vie, ce témoignage, c’est cela suivre Jésus. La Sœur du Carmel qui
assure le commentaire du jour écrit ; «Suivre : les brebis suivent Jésus et là, elles posent un acte. Je
me fais son disciple, j’entre dans son chemin. Je vais là où Il me conduit, je
suis ses conseils, je fais ce qu’Il me propose : l’amour de Dieu, le respect de
l’autre. » C’est bien un choix individuel, même s’il se réalise et
s’épanouit en communauté ! Suivre, c’est « faire sien », c’est
assumer, c’est aller de l’avant et entrainer.
« Mon Dieu, je me mets en ta présence car je veux t’adorer et te
rencontrer. Tu me connais et tu sais quels obstacles, consciemment ou
inconsciemment, je place entre toi et moi. Je te prie de m’aider à les
détruire, pour que ce moment de prière touche profondément mon cœur. Libère mon cœur des murailles que j’ai pu
construire autour de lui pour me protéger. » (Jeanne Mendras)
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