« Seigneur,
montre nous le Père ; cela nous suffit. »
Jean 14,
7-14, cet évangile était déjà proposé mercredi 3 mai à notre méditation à
l’occasion de la saint Philippe. L’apôtre fait une demande que bien d’autres
ont faite avant lui (les prophètes et même Moïse) et que chacun de nous est
tenté de faire. Comme ce serait facile et réconfortant si nous avions une
claire vision de Dieu.
Aux apôtres le christ dit qu’ils ont la chance de le
voir Lui et qu’ainsi ils approchent du Père « Puisque vous me
connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le
connaissez », mais il reste une place pour
la foi, cette foi vraie relation d’amour avec Dieu. C’est ce qu’explique Michel
Bertrand : « En effet, ici, comme ailleurs dans la Bible,
« connaître », est d’abord et fondamentalement de l’ordre d’une relation
vivante, d’une rencontre confiante, jusqu’à être quasiment synonyme d’aimer.
C’est ce que n’a pas encore compris Philippe, malgré tout ce que Jésus vient
d’expliquer, quand il lui dit : « Seigneur, Montre-nous le Père et cela nous suffit. » C’est
ce que, nous aussi, avons, parfois, du mal à comprendre. Quand nous
souhaiterions avoir une vision directe, éblouissante, indubitable, indiscutable
du divin, conforme au fond, aux images que nous nous en faisons. À contre-pied
de ces aspirations, il est dit dans ces versets qu’il n’y a pas d’autre visage
de Dieu que celui de Jésus, ses paroles, ses actes, ses « œuvres », qui vont le
conduire à la croix. Or ces « œuvres » du Fils, sont celles du Père, révélant
son amour pour le monde et l’humanité. Et quiconque croit en Christ pourra, à
son tour, témoigner de cet amour, en accomplissant, lui aussi, des « œuvres »
semblables aux siennes. »
« Seigneur, ma foi est faible et j’ai toujours
besoin de ta grâce pour que ma foi augmente et soit plus vivante. Aide-moi à
toujours garder la foi et à en témoigner devant les autres pour entrer un peu
plus dans l’intimité du grand mystère de la Trinité. » (Frère Jérôme Dejoie, LC)
Commentaires
Enregistrer un commentaire