5 juin 2023 Les vignerons homicides

 

Les vignerons homicides (Marc 12, 1-12)

Une histoire pleine de violence où la méchanceté et la haine répondent à la bonté et à la confiance. La vigne fait l’objet de tous les soins et de toutes les attentions, puis le maître s’éloigne, confiant. Quand vient l’heure de rendre des comptes, les coups et le meurtre sont les seules réponses.

Cette violence, c’est la vie ; c’est l’histoire du peuple élu qui, en réponse aux bienfaits et à la patience du Seigneur, maltraite les prophètes venus rappelés l’Alliance et finit par crucifier le Sauveur. C’est l’histoire de l’humanité où l’orgueil, l’égoïsme, la soif de pouvoir déclenchent les injustices et les guerres. C’est, toutes proportions gardées, nos histoires personnelles avec nos dérobades, nos lâchetés et nos trahisons.

« Cette succession de violences faites aux émissaires, commente Michel Bertrand, évoque les résistances de l’humain à ce qui lui rappelle sa dépendance à l’égard de son Seigneur (12,9). L’Homme peine à supporter ce qui limite sa convoitise, son désir de posséder, de consommer, d’exercer son pouvoir, de vivre émancipé de toute contrainte. » Il termine en disant : « De manière très actuelle, cette dérive meurtrière dénoncée dans la parabole nous rejoint. Quand l’humain prétend trouver en lui-même son propre fondement, par ses seules forces et performances, qu’elles soient spirituelles, religieuses, technologiques, scientifiques. Au lieu de s’en remettre à Celui qui est le Maître de son existence et de ses biens. 

« Jésus, je me laisse interpeller par ta parabole. Il y a toujours quelque chose de l’attitude des pharisiens et des grands prêtres en moi. Jésus, quel aveuglement m’empêche de te suivre et de te comprendre ? Quels obstacles y a-t-il en moi pour ne pas t’accueillir ? Donne-moi la grâce d’être en constante attitude de conversion. » (Emanuelle Pastore, consacrée de Regnum Christi)

Commentaires