La foi du centurion (Matthieu 8, 5-17)
« Seigneur, je
ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. »
« Dis seulement
une parole ».
C’est un païen, un
officier des troupes d’occupation qui parle ainsi. Quelle foi et quelle
humilité chez cet homme qui a une réelle autorité et qui reconnait son
impuissance devant la maladie et l’autorité surnaturelle de Jésus. Cette
attitude, qui doit être celle de tout chrétien devant Dieu, déclenche
l’admiration de Jésus : « Amen, je vous le déclare, chez
personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. » Les juifs ne peuvent
être que scandalisés, les païens les surpassent auprès de Dieu ! Preuve
supplémentaire que le message du Christ est universel.
«La gratuité de l’amour de Dieu, écrit sœur Véronique Thiébaut, et
la foi sont plus efficaces que toutes les observances légales. Un tel message
interroge les membres de la communauté ecclésiale – comme il interrogeait les
juifs pratiquants. Quel regard porter sur ceux qui sont aux périphéries, hors
des limites de l’institution ? Ces derniers sont-ils accueillis
largement ? Peuvent-ils édifier la communauté comme la parole du centurion
toucha Jésus ? »
Je
comprends pourquoi l’Église m’invite à redire ces paroles avant de recevoir
l’Eucharistie, faire une confiance totale à Celui qui vient en moi, malgré mon
indignité, Le laisser agir , Il sait mieux que moi ce qui est bon pour moi.
« Seigneur Jésus, comme ce bon centurion je
suis indigne de t’inviter chez moi aujourd’hui mais j’en ai grandement besoin.
Que ma foi puisse être le lien qui m’unit à toi et me rende disponible pour
recevoir ta grâce et ton amour. Dis-moi, Seigneur, ce que tu veux que je fasse
pour toi et pour mon prochain et cela me suffit. » (Père Richard Tardiff, LC)
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