« À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance
;
à
celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. »
Dieu a parlé à son peuple, Dieu nous parle toujours
par l’Ecriture, par les homélies, par les sacrements et par les rencontres et
les signes de la vie quotidienne. Il ne suffit pas de regarder pour voir, ni
d’écouter pour comprendre, il nous faut intérioriser cette Parole et la mettre
en pratique. Jésus nous parle du Royaume, et c’est difficile à comprendre,
c’est souvent à l’opposé de ce qui se vit habituellement dans le monde :
il faut aimer son prochain, ne pas chercher à dominer, être humble, ne pas être
esclave de l’argent, ne pas céder à toutes les tentations qui nous sollicitent…
À sa suite, porter la croix ! Jésus explique que, ce qui peut paraitre une
injustice, « donner à celui qui a et ôter à celui qui n’a pas »,
signifie en fait que celui « qui ne reçoit pas l’évangile et la grâce,
avec une bonne volonté, devient incapable de le comprendre et d’en recevoir davantage ».
C’est avec une certaine ironie que Jésus cite
Isaïe : « de peur que leurs
yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne,
qu’ils ne se convertissent, – et que moi, je les guérisse ! ». Scribes et pharisiens voyaient les miracles de Jésus,
entendaient ses paroles, étaient mieux à même de comprendre que les pêcheurs du
lac de Galilée, mais ils refusaient par orgueil et faisaient la sourde oreille.
C’est toujours le mystère de la liberté humaine qui fait que nous accueillions
ou ignorions la Parole, que nous acceptions ou refusions la conversion !
Les paraboles sont
faites pour nous aider à comprendre, pour être vécues ? Le Père Nicolas
Tarralle nous explique : « Les paraboles ne
peuvent donc pas rester de simples histoires à raconter, elles engagent une
vérité de chaque instant. Elles sont dites pour être vécues, pour éclairer les
dilemmes concrets de l’existence : comme une porte d’entrée vers la
connaissance des « mystères du royaume des Cieux ». La
foi porte alors la responsabilité d’une fidélité au temps long. Elle scrute
avec patience la présence de Dieu au quotidien. L’un des plus précieux
exercices de la tradition spirituelle de l’Église est de faire une relecture
journalière de nos vies pour y repérer cette présence du Seigneur. »
Jésus, Tu es la Parole
que j’entends tous les jours, fais que je l’écoute, qu’elle me nourrisse , que
je la vive et la mette en pratique. Donne moi des oreilles pour entendre et des
yeux pour voir. Viens me guérir ! Vien me convertir !
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