« Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Déposer mon fardeau
aux pieds du Seigneur et prendre son joug, voilà le conseil du Seigneur pour ce
dimanche (Matthieu 11, 25-30).
C’est quoi mon
fardeau quotidien : l’ensembles de mes soucis, de mes inquiétudes, de mes
faiblesses, mais également de mes envies, de mes illusions, de mes tentations
et de mes désillusions. «Sans compter que cette soif, écrit Jonathan Guilbault, nous oblige souvent à devoir gagner une course contre notre
prochain, au lieu de l’aimer. Ainsi, que notre Seigneur soit pauvre et faible,
voilà vraiment une bonne nouvelle ! Car son joug devient infiniment plus léger
que celui imposé par les forts. Le seul combat qu’il nous reste à mener est
celui nous opposant aux forces, en nous et hors de nous, qui nous rendent
esclaves d’un désir qui ne mène nulle part : dominer, être tout-puissant,
accaparer la place de Dieu. »
Pour comprendre cela
et accepter de partager le joug avec le Seigneur je dois me faire humble et
petit, comme ces enfants bénis de Dieu qui « sont en
eux-mêmes une richesse pour l’humanité tout comme pour l’Église puisqu’ils nous
renvoient constamment à la condition nécessaire pour entrer dans le Royaume de
Dieu : ne pas se considérer auto-suffisants, mais ayant besoin d’aide, d’amour
et de pardon, car nous avons tous besoin d’aide, d’amour et de pardon» (Pape François)
« Je te rends grâce, Jésus, mon
Roi, d’avoir porté pour moi et mes frères la pesante croix. C’est par amour que
tu l’as portée. Je te contemple pour imiter, comme un petit frère, l’amour que
tu as exercé – jusqu’à ton dernier soupir. Je te donne mon cœur afin que cette
croix d’amour s’y grave définitivement et m’inspire tout au long de ma vie. »
(Père Jaroslav de Lobkowicz, LC)
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