« Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas
permis le jour du sabbat ? »
Le
sabbat a toujours été le point de friction entre Jésus et les pharisiens ;
d’un côté l’observance stricte de la loi pour prendre en défaut le moindre
petit manquement sur des choses imposées arbitrairement ; de l’autre le
bon sens de « l’Auteur de la loi » qu’il est venu « accomplir,
non abolir », on pourrait dire « sublimer ». Dépassant l’éternel
« permis – défendu » Jésus met en avant le réflexe de l’amour, du
bien du prochain, de la confiance au Père . Il faut des règles, il faut des
rites, mais il ne faut pas en être esclaves : « le sabbat est fait
pour l’homme, non l’homme pour le sabbat ! »
Le
commentaire de La Croix nous interroge : « Sommes nous, à l’instar des pharisiens de ce
jour, déterminés par nos rites religieux au point d’en faire la mesure de notre
salut et de celui de nos frères ? Pourtant, sans renier l’importance d’une
pratique religieuse dont la vertu vient de Celui à qui elle s’adresse, nul
d’entre nous ne peut gagner son salut ni celui de ses frères. Il est le don
gratuit de ce Dieu qui pour nous s’est fait homme. »
« Père éternel, Créateur du ciel et de la terre,
nous te bénissons pour le don de la vie, du mouvement et de l’être, reflet de
ta sagesse et de ton amour. Nous te rendons grâce pour les cycles de travail et
de repos qui perpétuent les merveilles de ton œuvre dans le temps, comme
avant-goût de ta gloire éternelle. Béni sois-tu pour la nourriture que tu
dispenses à tes créatures en guise de repos. Que ton Nom soit à jamais
glorifié. » (Père Jaroslav de Lobkowicz, LC)
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