« Quand tu donnes une réception, invite des pauvres… »
« Est-ce qu’on peut trouver
une date pour que vous veniez diner à la maison ? »
« D’accord, mais c’est à
nous à vous inviter, on est venu chez vous la dernière fois ! »
Combien de fois n’ai-je pas
entendu ce dialogue, cette amitié comptable me met mal à l’aise, je pense à cet
évangile (Luc 14, 121-14) et je réponds souvent « quand on aime on ne
compte pas. » Donner sans attendre de retour, voilà ce que Jésus nous
demande avoir la gratuité de l’amour, comme Dieu qui se donne jusqu’au bout,
dont la grâce est toujours gratuite et qui me dit : « heureux seras tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en
retour. »
J’essaie de faire de mon mieux pour offrir, aider
sans attendre quelque chose, mais j’avoue que je n’ai jamais osé inviter à ma
table le mendiant à la porte de l’église, une petite pièce suffisant à apaiser
ma conscience. Alors, est-ce que, comme dans l’évangile d’hier « Je dis et
ne fais pas » ? Est-ce que Dieu me demande vraiment cette radicalité ?
Certains saints l’ont vécue… Mais que d’excuse dans le contexte actuel !!!
Alors Seigneur, aide moi à avoir, au moins, une vraie charité, et pas seulement
auprès de ceux que je connais !
« Mon Dieu, purifie mon cœur ! Ne me laisse pas dans
la médiocrité de l’égoïsme mais accompagne moi, car j’aimerais pouvoir aimer
comme tu aimes. » (Père
Melchior Poisson, LC).
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