« Je suis la voix de celui qui crie dans le
désert : Redressez le chemin du Seigneur »
Je ne sais plus qui a dit : « un chrétien
triste est un triste chrétien ». L’Église nous le rappelle au milieu de
l’Avent avec ce dimanche de la joie. Oui nous préparons le chemin du Seigneur à l’appel de Jean Baptiste. Nous faisons des
efforts pour nous convertir, nous purifier pour accueillir dignement l’enfant
de la crèche, mais n’oublions pas la joie intérieure, celle de l’amour de Dieu
que nous sommes invités à rayonner.
« Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le
redis : soyez dans la joie, le Seigneur est proche. » C’est par ces
mots que débute la célébration de ce troisième dimanche de l’Avent, dimanche de
la joie, comme un « remontant », au cas où nos efforts auraient
entrainé une certaine fatigue, un petit coup de mou ! Dans la première
lecture Isaïe nous dit : « Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon
âme exulte en mon Dieu. » Et saint Paul en rajoute dans sa lettre aux
Thessaloniciens : « Frères,
soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute
circonstance : c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus. N’éteignez
pas l’Esprit. »
« Quelle est donc
cette joie à laquelle Paul nous invite? se demande frère Nicolas Morin. Toute la Bible nous révèle que c’est la joie
même de Dieu. En lui se trouve la source de la joie, dans la relation d’amour
qui unit le Père avec son Fils dans l’Esprit. La joie naît de la relation. A
contrario la tristesse et l’angoisse sont les fruits d’une relation
brisée, faussée, dénaturée. »
Habités
de cette joie, poursuivons notre route, aplanissons les collines de notre
orgueil, comblons les ravins de nos égoïsmes, écoutons la voix du Baptiste pour
reconnaitre Celui qui est au milieu de nous !
« Ô Esprit Saint, anime mon cœur de joie en ce jour où
l’Église nous invite à vivre un esprit de fête car la venue du Sauveur est
proche. Rends mon âme joyeuse car nous savons que Jésus va bientôt naître.
Illumine mon intelligence en comprenant un peu mieux ce mystère. » (Xavier Kerrand)
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