«
Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai »
Nous sommes toujours dans le chapitre 5 de saint Jean (31-47),
Jésus voit bien les difficultés de son auditoire à croire à sa Parole, à le
reconnaitre comme l’envoyé du Père, comme le Messie, le Fils de Dieu ; et
il ne s’agit pas que des pharisiens ou des scribes. Cela se comprend, « Nous n’aurions sans doute pas fait mieux, commente
Laure (La Croix du 12/03/24). Comment imaginer que Dieu puisse se faire l’un
d’entre nous? Qu’il vienne sans éclat, sans gloire ni pouvoir ? Qu’il puisse
oser la rencontre avec ceux qui sont au ban de la société ? »
Humblement Jésus reconnait que sa parole ne suffit pas, alors Il
rappelle que Jean Baptiste lui rend témoignage, que ses œuvres parlent pour
Lui, qu’elles sont voulues par le Père qui le reconnait comme « son Fils
bien aimé » et nous demande de l’écouter. Ce Père, ce Dieu qui a parlé
dans les Ecritures, même Lui, ils ne le discernent pas, parce que cela ne les
arrange pas, cela les dérange, ils préfèrent se congratuler entre eux :
« Comment pourriez vous croire, vous qui recevez votre
gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu
unique ? »
Jésus est triste, Il constate pour ses contemporains et
peut-être pour nous : « vous ne laissez pas sa parole demeurer en
vous… Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie … Vous ne me recevez pas… »
Pourtant Il ne désespère pas : « Je parle ainsi pour
que vous soyez sauvés. »
« Accorde nous,
Seigneur, de ne pas tenir compte des compliments ou des hommages qui viennent
des hommes. Accorde nous de ne chercher qu’à te plaire ; de rechercher la
vérité avec discernement, pour comprendre ta parole et la mettre en
pratique. » (d’après
Patricia Freisz, membre de Regnum Christi)
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