1er mars 2024 Les vignerons homicides

 

« La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle »

La parabole des vignerons homicides (Mattieu 21, 33-46), tout comme l’histoire de Joseph vendu par ses frères (Genèse 37, 3-28) préfigurent Jésus trahit, livré et mis à mort mais pierre d’angle d’une vie nouvelle.

Dans sa méditation du jour, sœur Véronique Thiébaut (La Croix du 29 février 2024) fait remarquer que la violence vient de l’intérieur. Ce sont ses frères qui livrent Joseph et l’auraient tué sans l’intervention de Roubène ; ce sont les vignerons qui avaient la confiance du Maître qui maltraitent les serviteurs et tuent l’héritier. Elle écrit : « La tour de garde construite par le propriétaire pour surveiller les ennemis du dehors n’a pas permis de déjouer les ennemis intérieurs. La violence, même si elle s’explique par la jalousie des frères et la convoitise des vignerons, surgit donc, de l’intérieur, presque à l’improviste… Roubène est la seule figure « raisonnable », qui pose les bonnes questions et invite à la distance par rapport au mouvement spontané d’agressivité. Recevons ces récits comme un appel à la vigilance envers nos mouvements intérieurs… Laissons Roubène parler en nous pour éviter que s’installent les pensées jalouses, le désir du gain… qui pourraient un jour se transformer en explosion de violence. »

On prête à Voltaire la célèbre phrase : « Mon Dieu, gardez moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m'en charge ! » demandons à Dieu que dans l’Église, dans notre communauté, tout comme dans notre relation avec le Christ, nous ne soyons pas ces amis, jaloux ou agressifs dont il faille se méfier. Le carême nous aide à dominer nos penchants mauvais, nos manques de foi et d’espérance, nos manques d’amour pouvant aller jusqu’à la trahison. 

« Seigneur Jésus, je mets mon âme à nu devant toi aujourd’hui. Viens sonder mon cœur pour inspirer mes attitudes, mes intentions et mes décisions. Aide-moi à connaître et reconnaître mon péché. Donne-moi la grâce d’une authentique contrition pour le mal que j’ai commis, que je puisse parvenir à un sincère repentir. Ne me laisse pas sombrer dans l’endurcissement du cœur. Je veux répondre aujourd’hui à ton appel à la conversion. » (Père Richard Tardiff, LC)

 

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