« Cessez de faire de la maison de mon Père une maison
de commerce »
Il y a des « saintes colères » contre les
injustices, contre les abus de pouvoir, contre le détournement de la religion.
Le temple est avant tout une maison de prière, c’est la maison du Père, ne le
détournons pas de sa vocation. Jésus est chez lui dans le temple, Il est le
Temple, celui qu’Il rebâtira en trois jours, celui dont « l’amour fait son
tourment ». Il vient y parler du Père et annoncer la Bonne Nouvelle. S’il
est normal que les pèlerins puissent trouver sur place le nécessaire pour leurs
offrandes, le «commerce» ne doit pas empiéter sur les lieux de prières que ne
doivent pas troubler les bruits d’argent. Evidemment, cela ne plait pas à ceux
qui tirent bénéfice de tout ce commerce !
Remettons
chaque chose à sa place, « les
vendeurs que Jésus dénonce, c’est chacun de nous quand nous sommes encombrés
par des préoccupations égoïstes ou mesquines. Ce n’est qu’en faisant le ménage
en nous que nous pourrons retrouver Dieu. »
« En cette troisième semaine de Carême, saurons nous supplier le Seigneur de venir abolir nos toutes-puissances,
religieuses et autres, pour entrer dans la démesure de son amour, enrichis de
la seule pauvreté du Christ ? » C’est la question qui nous est posée dans
la méditation du jour par la Sœur de la communauté des sœurs apostoliques de
saint Jean, qui termine par cette prière :
« Seigneur Jésus, nous montons
nous aussi en esprit à Jérusalem.
Tu t’es laissé crucifier, pour
briser les tumultes de la haine et les masques hideux du péché.
Par ton Esprit, éclaire moi sur mes
duretés fratricides, religieuses, idéologiques parfois !
Apprends moi à adorer ton Père en
esprit et en vérité, avec toi, dans l’Esprit.
Désarme moi toi dont la faiblesse
s’est révélée plus puissante que mes combats.
Et que vienne sur le monde ta
lumière, nous t’en supplions, toi, le Vivant. Amen. »
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