« Laisse là ton offrande devant l'autel,
et va d'abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton
offrande. » (Matthieu 5, 24) C’est dire l’importance du pardon comme
marque du chrétien. On ne peut se présenter devant Dieu que si l’on est en paix
avec ses frères. Nombreux sont les textes qui évoquent le pardon et la
miséricorde, un pardon qui doit être sans limite comme le montre la réponse de
Jésus à Pierre (Matthieu 18, 21-35)
Pierre se pense le bon élève de la classe en
allant pardonner jusqu’à 7 fois, chiffre qui ne présente ni une règle, ni une
limite, mais qui veut dire « beaucoup, souvent. » Jésus ne le
félicite pas et lui rétorque «TOUJOURS».
Le Père pardonne sans mesure, à nous de ne pas mettre de limites
au pardon. « A la démesure de la violence, il faut opposer la
démesure du pardon »dit Jean Pierre Rosa. Il faut pardonner les offenses, savoir mettre fin
aux querelles, dominer les oppositions.
Dans son commentaire, le Père Jean-Paul Musangania (Prions en
Église) écrit : « le carême nous invite à oser l’expérience
fraternelle du pardon. Oui, la prière et le dialogue peuvent nous permettre de
surmonter les rancœurs et les disputes. »
« Seigneur, je me reconnais
pécheur devant toi. Ton amour est immense à condition que l’on veuille
l’accueillir. Fais moi la grâce de pouvoir le redonner à mes frères. Fais moi la grâce de ne pas être rancunier et de pouvoir pardonner à mon tour. » (Emanuelle Pastore, consacrée de Regnum
Christi)
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