Il
est toujours facile de critiquer, de prétendre que le bien accompli part d’une
mauvaise intention, ainsi est-il aisé de prétendre que c’est par la puissance
du mal que Jésus fait le bien (Luc 11, 14-23). Ce à quoi le Christ
répond : « Tout royaume divisé contre lui-même
devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. » La
division mène au néant, on ne peut pas être Pour et Contre, si on ne rassemble
pas, on disperse. Jésus en profite donc pour nous inviter à combattre le mal, à
nous méfier de tout ce qui peut nous éloigner de Dieu, de tout ce qui nous
oppose à notre prochain. Belzéboul est un diviseur.
Les
petites disputes, les discussions pour le moindre prétexte, les paroles
blessantes, le refus d’écouter l’autre ou de demander pardon, tout cela est
contre la paix et l’unité, rancune et orgueil dressent des murs et nous
séparent de Dieu.
Pas de compromis avec le mal, c’est si facile de se laisser tenter,
saint Paul l’avoue : « Je ne comprends
pas ce que je fais : car je ne fais pas ce que je voudrais faire, mais je fais
ce que je déteste. Si je fais précisément ce que je ne veux pas, je reconnais
par là que la loi est bonne. Ce n’est donc pas moi qui agis ainsi, mais c’est
le péché qui habite en moi. » (Romains 7, 15_17)
Dans sa méditation Michèle Clavier écrit : « Le démon, c’est le diable , le Diviseur. Et
le règne de Dieu ne s’accommode pas de la division. Chacun de nous est
confronté à ce choix radical entre la voie du mal et de la division, et la voie
de la vie en suivant le Christ. Le Mal, vaincu par la mort et la résurrection
du Christ, cherche toujours à s’immiscer dans notre quotidien, dans nos vies.
Mais le Carême est le temps favorable pour mieux discerner notre complicité
avec le mal et notre capacité à lui résister. Nous ne pouvons pas vivre dans
une sorte de duplicité malsaine faisant de notre foi un à-côté de notre vie :
« Celui qui n’est pas avec moi est contre moi », dit Jésus. Notre dignité d’enfants de Dieu est telle que l’à-peu-près en
est exclu. »
« Seigneur Jésus, mon cœur a été fait
pour l’unité et la paix. Aide-moi à trouver une bonne entente avec mon prochain
et à renoncer aux disputes malsaines. Que je puisse trouver, Seigneur, une
manière d’exprimer mes désaccords avec calme, fermeté mais aussi avec respect.
Sois l’homme fort du palais de mon cœur afin que je puisse prendre une position
ferme et claire devant le bien que je souhaite réaliser pour toi et les autres
et devant le mal qui voudrait me nuire. » (Père Richard Tardiff, LC)
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