« Il n’est pas le Dieu des
morts, mais des vivants »
Hier les pharisiens
et les partisans d’Hérode avec l’impôt à César, aujourd’hui ce sont les
sadducéens qui veulent piéger Jésus à propos de la Résurrection (Marc 12,
18-27)
C’est peut-être avec un petit sourire au
coin des lèvres que Jésus répond : « n’êtes-vous pas en train de vous
égarer ? » autrement dit : « vous déraillez complètement,
vous n’avez rien compris aux Ecritures ». c’est en effet ridicule de
croire que la résurrection est le simple prolongement de la vie d’ici-bas. Du
fait que Dieu est le « Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de
Jacob » c’est-à-dire des patriarches, Jésus en conclut qu’il
« n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants ».
J’ ai trouvé un développement dans
une homélie du Père Rodrigue Chabbi : « Voilà cette bonne
nouvelle : À la suite des patriarches et de bien d’autres
croyants, nous sommes tous appelés à cette vie nouvelle que Jésus appelle
le Royaume de Dieu et
la résurrections d’entre les morts. Ce
monde nouveau n’est pas la continuation de celui dans lequel nous vivons
actuellement. Il est tout autre. Il y a une rupture radicale entre la vie
actuelle et la vie de ressuscité. L’important c’est de faire confiance à celui
qui a dit : Je suis la résurrection et la Vie… Celui qui croit en moi
vivra éternellement. Notre vie ne s’arrête donc pas avec la mort, elle
est juste transformée en celle de Dieu. »
Je crois
en cette résurrection qui est une vie nouvelle auprès de Dieu. C’est une
question de confiance. Le Père Lesoing ajoute : «la foi n’est pas un
kit de réponses toutes faites. Mais elle est cette lumière qui nous permet
d’avancer pas à pas au milieu des obscurités ».
Alors je reprends cette prière de
Monseigneur Lafont : « Seigneur
Jésus, donne-moi de croire au plus profond de mon cœur que nous avons été
créés, corps et âme, pour vivre en Dieu ton Père, et qu’à la fin de ce monde,
tu nous rassembleras tous, transfigurés, dans le Royaume que tu remettras au
Père. Donne à mes frères et sœurs chrétiens de croire et d’espérer cet immense
mystère d’amour et de vie. »
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