12 aout 2024 Jésus paie l'impôt du Temple

 

Jésus paie l’impôt du temple

Seul Matthieu (17, 22-27), l’ancien collecteur d’impôts, relate cet épisode de la redevance pour le Temple. Jésus est le Fils de Dieu, Il nous rappelle sa puissance sur toute chose et sur les évènements avec l’épisode du poisson qui fournit les quatre drachmes nécessaires pour régler cet impôt à la fois pour Lui et pour Pierre. En tant que Fils de Dieu, Il est chez lui dans le temple et n’a donc rien à payer ; c’est donc librement qu’il fournit (par le poisson) et règle cet impôt, comme c’est librement qu’Il va vers sa Passion et qu’Il donne sa vie pour nous. Si sa mort est scandale pour ceux qui le rejette, Il ne veut pas que, au nom de notre liberté d’enfants de Dieu, nous puissions être objet de scandale !

Michel Bertrand actualise ainsi ce passage : « Celui-ci (le chrétien d’aujourd’hui) a, au fond, une double citoyenneté. Citoyen de ce monde, il accepte, comme Jésus, de payer l’impôt. C’est-à-dire, plus largement, qu’il reconnaît les règles communes qui garantissent le respect mutuel entre les humains, leur permettant de vivre ensemble en société. Mais ils sont aussi citoyens d’un autre Royaume, et donc « libres » comme des « fils » à l’égard des lois humaines, qu’elles soient religieuses ou civiles. S’ils s’y soumettent, ce n’est pas par aveuglément, c’est avec la liberté des enfants de Dieu. Celle dont Jésus lui-même use pour les interroger, les critiquer, les contester, au nom de l’autorité miséricordieuse de son Père. C’est de cette autorité ultime et souveraine de Dieu que témoigne, dans son étrangeté même, le miracle final. Le Christ qui, ici, se soumet à l’impôt, n’en est pas moins le maître de toutes choses. »

« Seigneur Jésus, y a-t-il des aspects de ma vie qui scandalisent les autres ? Ma manière d’agir est-elle juste ? Sinon, aide-moi à l’ajuster avec honnêteté et amour. Et lorsque j’ai le droit d’agir d’une manière qui pourrait choquer certains, aide-moi à être attentif aux besoins de mon prochain et à m’ajuster, dans la mesure du possible, à ce qui leur fera du bien. » (Père Raymond Jubinville, LC)

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