Jésus paie l’impôt du temple
Seul Matthieu (17, 22-27), l’ancien collecteur d’impôts, relate cet épisode
de la redevance pour le Temple. Jésus est le Fils de Dieu, Il nous rappelle sa
puissance sur toute chose et sur les évènements avec l’épisode du poisson qui
fournit les quatre drachmes nécessaires pour régler cet impôt à la fois pour
Lui et pour Pierre. En tant que Fils de Dieu, Il est chez lui dans le temple et
n’a donc rien à payer ; c’est donc librement qu’il fournit (par le
poisson) et règle cet impôt, comme c’est librement qu’Il va vers sa Passion et
qu’Il donne sa vie pour nous. Si sa mort est scandale pour ceux qui le rejette,
Il ne veut pas que, au nom de notre liberté d’enfants de Dieu, nous puissions
être objet de scandale !
Michel Bertrand
actualise ainsi ce passage : « Celui-ci (le chrétien d’aujourd’hui)
a, au fond, une double citoyenneté. Citoyen de ce monde, il accepte, comme
Jésus, de payer l’impôt. C’est-à-dire, plus largement, qu’il reconnaît les
règles communes qui garantissent le respect mutuel entre les humains, leur
permettant de vivre ensemble en société. Mais ils sont aussi citoyens d’un
autre Royaume, et donc « libres » comme des « fils » à
l’égard des lois humaines, qu’elles soient religieuses ou civiles. S’ils s’y
soumettent, ce n’est pas par aveuglément, c’est avec la liberté des enfants de
Dieu. Celle dont Jésus lui-même use pour les interroger, les critiquer, les
contester, au nom de l’autorité miséricordieuse de son Père. C’est de cette
autorité ultime et souveraine de Dieu que témoigne, dans son étrangeté même, le
miracle final. Le Christ qui, ici, se soumet à l’impôt, n’en est pas moins le
maître de toutes choses. »
« Seigneur Jésus, y
a-t-il des aspects de ma vie qui scandalisent les autres ? Ma manière
d’agir est-elle juste ? Sinon, aide-moi à l’ajuster avec honnêteté et
amour. Et lorsque j’ai le droit d’agir d’une manière qui pourrait choquer
certains, aide-moi à être attentif aux besoins de mon prochain et à m’ajuster,
dans la mesure du possible, à ce qui leur fera du bien. » (Père Raymond
Jubinville, LC)
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