« Un prophète n’est méprisé que dans son
pays »
C’est facile de dire : « Si Jésus venait aujourd’hui parmi
nous et accomplissait des miracles, j’adhérerais plus facilement à sa Parole,
je vivrais vraiment en disciple et en témoin. » Avec des « si »,
on fait beaucoup de choses ! Mais en réalité ? Qu’un voisin ou qu’un
cousin vienne me proclamer l’évangile, me dire de mieux agir, de me convertir…
De quel œil vais-je le regarder : « pas lui, c’est pas
possible ! » Il est trop connu, qu’est-ce qu’il a de plus ?
C’est ce qui s’est passé pour Jésus (Matthieu 13, 54-58)… Alors, je risque de
ne pas être mieux que ses contemporains. Je devrais être beaucoup plus attentif
aux manifestations de l’Esprit qui choisit souvent les humbles et les petits
pour se manifester.
Michel Bertrand écrit : « Il ne suffit pas de voir, il ne
suffit pas de savoir, pour croire. Il faut également sortir des cadres dans
lesquels nous sommes enfermés et avons parfois enfermé le Christ. Ne nous
arrive-t-il pas, en effet, d’être encombrés par des a priori théologiques,
conditionnés par nos appartenances familiales ou confessionnelles, trop
dépendants des logiques de ce monde ? »
Matthieu note : « et Il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit là, à cause
de leur manque de foi. » Dans
ce contexte de manque de foi, d’impossibilité de voir le Fils de Dieu dans le
fils du charpentier, comment accomplir des « signes » qui ne seront
pas reçus ? C’est peut-être aussi mon insuffisance de foi qui m’empêche
d’entendre le Christ me parler, qui m’empêche de le rencontrer dans mon frère,
car Jésus ne s’impose pas, Il attend que je lui donne une totale confiance.
« Seigneur, tu es le Fils de Dieu, l’envoyé du Père et
cette identité est la même aujourd’hui et demain et elle le sera jusqu’à
toujours et partout. Ouvre mes yeux, mes oreilles et mon cœur pour reconnaître
ta voix et ta présence dans le monde d’aujourd’hui qui ne te reçoit pas et
s’oppose à toi souvent. Seigneur, augmente ma foi et mets en moi la certitude
de ta présence en ce monde maintenant et toujours. » (Cécile
Beaure d’Augères, consacrée de Regnum Christi)
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