« Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. »
Quel
drôle de cadeau pour un anniversaire, il est le fruit de la peur du regard des
autres, de l’orgueil, d’un caractère faible qui se laisse manipuler et n’écoute
ni sa raison, ni sa conscience. Hérode, d’une certaine façon appréciait Jean
Baptiste qu’il avait fait emprisonner à cause d’Hérodiade, mais par peur, par superstition,
il ne voulait pas aller plus loin. Mais le voilà pris au piège, il ne veut pas
perdre la face. Il prononce une sentence qu’il n’approuve pas ; il est
prisonnier de son personnage et de ses passions ; le véritable homme
libre, c’est Jean Baptiste qu’il a fait arrêter !
Dans sa
méditation Sœur bénédictine écrit : « Nous ne pouvons rien
sans notre Dieu. Quand notre péché nous rend faibles, croyons que Jésus par son
sacrifice a effacé les péchés et nous a rendus vraiment libres, comme lui, pour
donner notre vie au service des petits et des pauvres sans nous servir
d’eux. »
« Seigneur, tu sais bien que, sans toi, nous ne pouvons
rien faire. Pourtant, tu nous montres Jean-Baptiste qui, jusqu’à donner sa vie,
montre à Hérode le chemin de la vérité et de la conversion. Par la force de
l’Esprit, il t’a rendu témoignage. Donne-nous à nous aussi la force de l’Esprit
et le discernement pour témoigner de toi et du Royaume des cieux. » (Patricia
Freisz, membre de Regnum Christi)
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