« Aucun prophète
ne trouve un accueil favorable dans son pays. »
Porter la Bonne Nouvelle c’est ce que
veut faire Jésus dans cette ville où il a vécu simplement pendant près de
trente ans. Ses contemporains ont entendu parler des faits extraordinaires
qu’il a réalisé et voilà qu’Il leur dit que c’est par « l’Esprit du
Seigneur » qu’il a accompli tout cela. Ils sont admiratifs mais avec une
certaine méfiance « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » et ils s’attendent à
le voir faire des miracles. Mais Jésus n’est pas un magicien, ses miracles sont
des signes pour accréditer sa Parole. Ses guérisons sont le fruit de la foi des
bénéficiaires. Or ici, point de foi, mais de la curiosité ; point de désir
de conversion, mais une certaine méfiance mêlée de jalousie « pourquoi
Lui ? n’est-il pas comme nous ? » Et cela se transforme vite en
haine ! (Luc 4, 16-30)
N’en est-il pas toujours ainsi ? La
Parole suscite souvent indifférence, hostilité et même encore aujourd’hui haine
et persécution dans certains pays. Ne lisions nous pas
hier : « si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même,
qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »
«Qui prêche la vérité,
écrit Véronique Belen, ne peut avoir qu’un seul modèle : le Christ Jésus, qui a
enduré pire encore que ce qu’avait déjà subi le prophète Jérémie en son temps.
Le propre Fils de Dieu a été condamné à mort par les gardiens de sa tradition
religieuse. Qui serions nous pour échapper au mépris de ceux qui ont une place
et un petit pouvoir à défendre ? »
« Merci,
Seigneur, d’être venu sur la terre, d’être devenu un homme parmi nous. Grâce à
toi toute notre vie a désormais un sens. Grâce à toi nous pouvons sanctifier
même les choses les plus ordinaires de la vie. Remplis mon cœur d’amour, Jésus
! » (Jean Marie Fornerod)
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